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A l'heure où un grand nombre de toulousains peuvent profiter du dégroupage de la boucle locale, et donc d'un accès à Internet non seulement à haut-débit, mais même à très haut débit (voir l'offre ADSL de Free qui atteint en pointe les 5 Mbit/s pour 30 euros / mois), il peut sembler presque aberrant qu'à seulement quelques kilomètres on ne bénéficie pas encore de l'ADSL. Réduire la fracture numérique, tel est maintenant le mot d'ordre général des collectivités locales Midi-Pyrénéenes. Celles-ci sont en attente du vote final de la Loi pour la confiance dans l'Economie Numérique (LEN) - au Sénat les 6 et 7 Avril prochains. Le nouveau cadre règlementaire devrait alors leur octroyer la possibilité d'intervenir directement dans le champ des télécommunications. Et ainsi investir là où les opérateurs ne viennent pas, faute de rentabilité. Dès 2003, le Conseil Régional, dans le cadre du PARSI, annonçait la création d'une enveloppe de 40 millions d'euros afin de les accompagner, sur les années 2003-2006. En outre, trois sites, Caylus (Lot), Marciac (Gers), et Saint Saint Salvy de La Balme (Tarn) ont été désigné pour expérimenter les technologies Wi-Fi et satellite, alternative prometteuse à l'ADSL. Le déploiement est en cours. Tactis, Streamwide, e-Tera et IKSEN en charge de plusieurs études Les projets locaux se multiplient ou prennent forme. Autour de deux solutions technologiques qui prévalent aujourd'hui : l'accompagnement du déploiement de l'ADSL, ainsi que les réseaux de dessertes sous-jacents, et d'un autre côté, de manière complémentaire, la mutualisation du Wi-Fi et du satellite. Petit tour d'horizon de ces projets, département par département : En premier lieu, la Communauté d'Agglomération du Grand Tarbes et la Communauté du pays de Lourdes ont conjointement fait appel à Tactis. Ce dernier avait déjà produit le schéma directeur du projet "Haut-débit" de Tarbes. Il aura à charge la deuxième tranche d'études qui constitera au travers d'une analyse géo-marketing, de recommander sur la mise en place du réseau métropolitain des deux zones. A noter également, une autre initiative est également à l'étude sur la commune et alentours de Lannemezan. Elle se basera pour un accès à Internet Wi-Fi / Satellite. Bernard Plano, maire et président du CETIR, va s'appuyer sur Twister, initiative conjointe de Astrium, Aramiska et Aneto menée dans le cadre du Sixième Programme Cadre de la Commission Européenne. Troisième marché acquis tout récemment par Tactis, la Communauté de Communes de la Lomagne Gersoise. Après une première approche réalisée par Note Bleue sur deux sites, Montestruc et La Sauvetat, Tactis est missionnée en assistance à maîtrise d'ouvrage pour le déploiement du haut-débit sur l'ensemble du territoire, au total 32 communes. Les technologies employées se répartiront entre satellite, Wi-Fi et WiMax. La Communauté d'Agglomération du Grand Rodez, de son côté, se lance aussi dans l'aventure. C'est le cabinet IKSEN, filiale de Aubay, qui vient de décrocher l'appel d'offres. Il aura à charge de réaliser une étude de faisabilité d'un réseau métropolitain sur la dizaine de communes. Le Tarn, a développé quant à lui un plan autour de son infrastructure e-Tera, réseau de fibre optique qui couvre une partie de la Région Midi-Pyrénées. IntermédiaSud, société d'économie mixte, la première à offrir - en France - un réseau métropolitains de télécommunication associé à des services à très hauts débits, vient de signer avec LDCom. La filiale du groupe Louis Dreyfus aura à charge le dégroupage de la Communauté d'Agglomération de Castres-Mazamet.. La ville d'Albi prépare également un plan pour les zones périphériques et autres zones d'activités délaissées des opérateurs. L'Ariège, fut, on s'en souvient lors des assises du Défi Numérique en Zone de Montagne le 15 Avril 2003, le premier département à afficher au grand jour sa volonté d'investir sur le réseau de télécommunications départemental, caractérisé par sa faible présence en zone montagneuse. Le schéma directeur qui avait été arrêté par le département le 14 Avril 2003, vient de se voir confirmé par la société parisienne Streamwide. Avec une petite correction toutefois : le budget de 25 millions d'euros intègrera désormais un financement de 4 millions d'euros par les opérateurs. Ceux-ci auront à charge d'investir sur les DSLAM, c'est à dire l'une des parties actives de l'infrastructure de télécommunications. En département lotois, comme dans toutes les zones vallonnées ou montagneuses, les hauts-débits devraient venir du ciel hors des bourgs et villes. Le Conseil Général, en date du 26 Janvier, a décidé , sur la base d'une enveloppe de 240 000 euros, dont 120 000 apportés par l'Europe et 48 000 par le Conseil Régional, d'expérimenter 4 sites : Martel, Leyme, Montcuq et Salviac. La société e-Qual a été retenue pour la mise en oeuvre, qui est opérationnelle depuis un mois pour une durée de 1 an. De façon plus globale, le département envisage un investissement de 3 millions d'euros pour réduire la fracture numérique. En Tarn et Garonne, l'expérimentation satellite / Wi-Fi financée par le Conseil Régional Midi-Pyrénées à Caylus, sera lancée le 13 Février. Dans le même temps, une étude diligentée par le Conseil Général, démarrée au mois de Décembre, devant aboutir à un plan d'action de réalisations est est dirigée par la SEM e-Tera. La Haute-Garonne est un cas d'exception. Concentrant d'un côté l'agglomération toulousaine, largement pourvues en ADSL, et d'un autre des zones rurales, plus ou moins bien desservies. Exemple : la pépinière d'entreprise Théogone de Martres Tolosane n'accède qu'au bas débit. Le Conseil Général, qui a rédigé un schéma directeur d'infrastructure de collecte et de desserte par les grandes artères à fibre optique, dès 2001, se veut être facilitateur entre les opérateurs et les collectivités locales. En attendant, de nouveaux travaux vont être lancés. Inscrite au budget 2004, la liaison du réseau "backbone" tarnais e-Tera à celui de la zone Aéroconstellation sera réalisée le long de la rocade nord toulousaine. La Communauté d'Agglomération du Grand Toulouse, a elle réalisée l'Infrastructure Métropolitaine de Télécommunications (IMT), et poursuit son développement commercial, au travers de Garonne Networks, la SEM créée à son lancement.
Frédéric Dessort, MID e-NEWS
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