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Lundi, 24 Novembre 2008 15:11 |
"Resist", le groupe midi-pyrénéen de l'Observatoire de la Sécurité des Systèmes d'Information et des Réseaux, accueillait le SRPJ de Toulouse le 18 novembre, à l'Université des Sciences Sociales. Objectif : clarifier les missions des policiers spécialisés en criminalité informatique. Les Enquêteurs Spécialisés en Criminalité Informatique (ESCI), sont des policiers rattachés au SRPJ. Ils sont 5 dans la Ville rose. « Nous ne sommes ni des experts ni des spécialistes, mais des policiers spécialisés. » souligne d'entrée le commandant Le Hir, du SRPJ de Toulouse, qui intervenait devant une soixantaine de Responsables de la Sécurité des Systèmes d'Information, de consultants et d'étudiants. « Du point de vue de notre compétence technique en informatique, nous sommes à l'intermédiaire entre l'amateur éclairé et l'expert », précise-t-il. Soulignons que cette spécialisation informatique vient s'ajouter aux compétences plus classiques de ces policiers. « C'est un bonus. La cybercriminalité représente 10% de notre temps de travail, le reste étant affecté aux domaines d'investigation de notre section : la délinquance financière et l'escroquerie astucieuse », ajoute le commandant Le Hir. Les ESCI sont formés par l'Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l'Informatique et de la Communication (OCLCTIC), qui peut également contribuer aux enquêtes en apportant des moyens technologiques très avancés. Et « il existe de nombreux autres services de l'Etat qui interviennent dans des domaines particuliers et réservés ». De manière générale, le rôle de ces policiers consiste à être une interface entre le monde dit "technique" (victimes, intervenants divers), et le monde "judiciaire" (procureurs, juges...). Ils mènent « a minima » les investigations techniques nécessaires (copies des disques durs et autres objets informatiques). Ils sont souvent un appui à leurs collègues lorsqu'ils traitent d'affaires dont la qualification n'est pas directement liée à l'informatique, celle-ci étant un moyen et non l'objet des actes délictueux. Par exemple : la délinquance financière, ou encore la pédo-pornographie, qui entre dans le registre des délits de droit commun. « Les infractions qui sont de nature purement informatique, par exemple, l'intrusion dans un système d'information, le vol et/ou la compromission de données, sont plus rares. », précise le commandant. Dans ce registre spécifique, les ESCI de la Ville rose traitent environ « deux affaires par an ». Et beaucoup de plaintes peuvent aussi ne pas aboutir, de par leur caractère territorial. C'est notamment le cas du vol par Internet de numéros de cartes bleues : « La plupart du temps, ces délits sont le fait d'organisations criminelles installées dans les pays de l'Est, qui sont ciblées par Interpol. Mais le cas échéant, nous nous mettons en relation avec nos homologues étrangers. Nous avons ainsi pu mener à bien une affaire dont la victime était la mairie de Toulouse ». Mais de manière générale, « à tort ou à raison, peu de victimes déposent plainte ». C'est notamment le cas des entreprises, qui préfèrent de loin régler ce type de problème dans la discrétion. Frédéric Dessort, Mid e-News
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