|
Le 3 Décembre dernier, l'Incubateur Midi-Pyrénées a statué sur l'entrée de quatre nouveaux projets. Vodéa se positionne sur l'acquisition de données à très haut-débit Vodéa est le premier d'entre eux. Soutenue par l'IRIT, l'innovation apportée vise a améliorer l'acquisition numérique de données à fort volumes. " Il s'agit de répondre à la problématique industrielle de l'acquisition et de l'enregistrement de données. " explique Christophe Sévec, porteur du projet. " La première déclinaison développée s'applique au domaine du cinéma. Il s'agit d'une interface qui vient s'attacher à la caméra, récupère les signaux vers une cartouche d'enregistrement. Celle -ci présente les caractériques d'une mémoire RAM. Nous nous positionnons sur la performance : la Memory Line [dénomination du produit NDLR] permet de procéder à l'acquisition de données à un débit de 4 Gbit/s, soit 4 à 8 fois plus rapide que les standards actuels." Vodéa intègre l'Incubateur afin de diversifier l'activité de la future entreprise, en visant d'autres industries que celle du Cinéma, notamment le spatial, le secteur de la défense ou encore celui des sondages pétroliers. La LexBox veut donner au support numérique une capacité à l'originalité comparable à celle du support papier La LexBox, quant à elle, est une idée développée par Jacques Debiez, en collaboration avec le laboratoire d’informatique industrielle de l’ICAM Toulouse. Le projet vise à la création d'une entreprise spécialisée en solutions d'authentification de données informatiques (périphérique infalsifiable pour le stockage des données, à valeur juridique ou légale permettant de garantir l'authenticité dans le temps des données sauvegardées). La technologie est basée sur des techniques sécuritaires physiques et électroniques, non cryptographiques, et fait l'objet d'un dépôt de brevet. Jacques Debiez estime son marché aux " données ayant valeur de preuve devant les instances juridictionnelles compétentes (professions libérales, ordres, entreprises, pièces comptables, propriétés industrielles, contrôle qualité, transactions dématérialisées, surveillance audio et vidéo,...) " Le projet a été lauréat du concours de ministère de la recherche en 2003 (catégorie "émergence"). Véronique Midy innove en thérapie cellulaire Le troisième projet - qui n'a pas encore de nom pour l'instant - est porté par Véronique Midy, chercheur à L'Institut Pharmacologique de Biologie Structurelle (IPBS). Il vise à la réparation des tissus endommagés, notamment du squelette et du pancréas, avec une possible application contribuant à la guérison ou l'amélioration du diabète. Les travaux du chercheur reposent sur l'utilisation de dendrimères sensés améliorer les propriétés des bio-matériaux, eux-mêmes servant de vecteurs aux cellules extraites du patient. Pour l'instant, la découverte n'en est qu'au stade de l'expérimentation, mais doit aboutir, si les premiers résultats sont généralisés, à la création d'une entreprise. Le projet est soutenu par l'INSERM, le CNRS et l'INP. Le Moteur Rotatif à Chambre Circulaire (MRCC) permet de produire simultanément de l'électricité et de la chaleur à partir de gaz naturel et de biogaz Enfin, le Moteur Rotatif à Chambre Circulaire (MRCC) est le quatrième projet à avoir séduit le jury de l'Incubateur. La société qui commercialisera le produit, MRCC Industries, existe déjà, montée en SAS. Dirigée par Roland RASO, elle est soutenue par l'Institut de Mécanique des Fluides de Toulouse, le Laboratoire d’électrotechnique et d’électronique Industrielle (CNRS/INP/UPS) ainsi que le Laboratoire de Mécanique des Solides de l'Université de Poitiers. « Le développement, l’industrialisation, la commercialisation et la maintenance de groupes de micro-cogénération », tel est l'objet de cette société. Destinée à la production d'énergie, et basée sur un concept de moteur thermique très innovant et breveté, cette technologie permet de transformer du gaz naturel ou du biogaz en électricité et en chaleur, avec des rendements globaux très importants, dans le respect de l'environnement. Gaz de Bordeaux, premier distributeur français de gaz naturel indépendant, s’est associé à ce projet. Le marché visé est celui des petites et moyennes puissances (30 à 120 kW électriques). Il concerne à la fois le tertiaire (piscines, hôpitaux, hôtels, centres commerciaux), l’agriculture (serres), l’agroalimentaire et l'industrie. Roland Raso précise : "La dérégulation dans le secteur énergétique favorise ce type de production d’énergies décentralisée. Ce projet s’inscrit parfaitement dans le cadre des objectifs européens affichés à Kyoto, qui sont de doubler l’énergie électrique produite par cogénération d’ici 2010. " Frédéric Dessort, MID e-NEWS
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
|