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Aerospace Valley : en 3 ans, 120 PME ont bénéficié de financements PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 14 Mars 2008 15:31
C’était, le 12 mars dernier, l’occasion pour Jean-Marc Thomas de faire le point sur le pôle de compétitivité, après pratiquement 3 ans d’existence.

A l’évidence, le volume des initiatives qui sont nées dans ce giron a largement progressé.
Soulignons quelques projets phares. Deux partenariats ont été signés, fin 2006 et à l’été 2007, respectivement avec le pôle SystemaTIC (Ile-de-France), puis avec les pôles Astech (Ile-de-France), et Pegase (PACA). Les projets dits structurants se sont également multipliés, passant de 12 à 26 en deux ans. L’un des principaux, Aerospace Campus, devrait prendre racine dès 2009 à Toulouse-Montaudran, dans le cadre du complexe scientifique de Rangueil. Un ensemble immobilier qui vise 190 000 m2 de bureaux et une tour de 120 mètres de haut, annoncée vers 2015. En revanche, la Navigation Valley, grande plateforme pour le développement et test d’applications satellitaires, tarde à se mettre en place.

Le nombre de projets de R&D agréés est passé de 36 en 2005 à 145 en 2007, dont 111 ont obtenu une labellisation et donc un financement par l’Etat. En la matière, les budgets publics totaliseraient 172 millions d’euros pour un coût global des projets évalué à 390 M€. La moitié de ces fonds proviennent du Fonds Unique Interministériel (FUI), un tiers des administrations et agences nationales (ANR, Oséo) et environ 25 M€ ont été apportés par les collectivités territoriales.

Précisons toutefois, que, dans ce contexte d’essor, l’équipe d’animation et de gestion de ce pôle à vocation mondiale compte toujours 6 collaborateurs.

Sur la seule année 2007, pour un coût total des projets de 198 M€, les financements publics ont atteint 91,9 M€. 36 M€ sont issus du Fonds Unique Interministériel, 8 M€ « d’autres financements de l’Etat », 14 M€ de l’ANR, 23 M€ de l’Agence pour l’Innovation Industrielle et 10 M€ des collectivités territoriales. Quant aux PME elles auraient capté 14 M€, soit 15,2% des aides.

Or la définition de ces dernières ne semble pas encore bien stabilisée. Si Jean-Marc Thomas confirme qu’elle se borne désormais aux structures de moins de 250 salariés, leur appartenance à un grand groupe, condition négative posée par l’Europe, n’entre pas dans le champ des décomptes. Et pour ne rien arranger, l’Etat vient de commanditer, auprès du Boston Consulting Group, un audit de l’ensemble des pôles de compétitivité qui définit une PME comme une entreprise comptant de 1 à 2000 salariés.

60 des 120 PME financées ne sont pas membres d’Aerospace Valley

In fine, ce sont 120 PME, selon les critères du pôle, qui ont, en trois ans, bénéficié d’aides publiques. Mais 60 d’entre elles ne sont pas … membres d’Aerospace Valley. « Autrement dit, à ce jour il y a près de 200 PME membres du pôle qui ne sont pas impliquées dans les projets collaboratifs », souligne Bruno Desaunettes, président du collège PME/PMI (250 membres sur 538) et par ailleurs patron d’Epsilon Ingénierie. « D’où la rédaction de 16 propositions pour améliorer cet état ». Dont acte : le 29 janvier, 15 de ces doléances ont été acceptées par le Conseil d’Administration. On pourra les trouver ici.

Ces propositions sont de deux types : celles qui peuvent être directement mises en œuvre par Aerospace Valley, et celles qui seront soutenues devant les financeurs, dont l’Etat. En particulier, l’une d’entre-elles entend rendre éligible les dépenses de R&D engagées par les PME entre la labellisation par Aerospace Valley et la labellisation par l’Etat. Un délai minimum de l’ordre de 9 mois, qui serait aussi à réduire. En effet : « Concernant les projets financés par le FUI : lorsque le projet est labellisé par le pôle à sa première présentation, que le porteur de projet ne temporise pas et que le projet est sélectionné à sa première présentation au FUI, il y a 4 mois entre le dépôt du dossier au pôle et la sélection par l’Etat. Ensuite, s’il n’y a pas de difficultés particulières dans la phase de négociation entre l’Etat et les partenaires du projet, il y a environ 5 mois entre la sélection du projet par l’Etat et la signature des conventions de financement public », précise François Vernières, délégué « Programmes Recherche et Technologie » d’Aerospace Valley.

Autre proposition entérinée : le renforcement du lien entre grands donneurs d’ordre et PME « actives ». Celles-ci seront même référencées comme fournisseurs potentiels. « Seul l’avenir pourra nous dire si nous y avons réussi ou si ce n’était qu’un feu de paille », ajoute toutefois le chef d’entreprise.

Frédéric Dessort, Mid e-News
 


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