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Jeudi, 31 Janvier 2008 16:39 |
Les prévisions de dépenses de l’ensemble des ministères ont été étudiées par la société toulousaine dans les domaines de l’informatique, des télécoms et aussi de l’Internet. Une enquête qui met en exergue les nouveaux projets d’administration électronique. Le montant de l’enveloppe globale dédiée aux technologies de l’information a été programmée à hauteur de près de 2 milliards d’euros, dont 1,8 milliards qui seront dépensés cette année. Soit un peu moins de 1% de l’ensemble du budget de l’Etat, qui atteint 275 milliards d’euros. Sur le fond, deux tendances se dégagent. En premier lieu, dans une perspective d’efficicacité et de réduction des coûts, la mutualisation de plusieurs systèmes d’information a été engagée. « L’idée est de les moderniser, de les améliorer et de les rationaliser, et parallèlement de les regrouper par domaines fonctionnels ou par administrations qui œuvrent dans le même domaine » explique Myriam Mekraoui, en charge de l’étude. Même si « la situation actuelle fait apparaître une part encore importante de systèmes d’informations qui ont été réalisés indépendamment par les ministères ». Un exemple fondamental de cette dynamique : le programme Copernic, « qui vise à faire évoluer les systèmes d’information existants de la direction générale des impôts (DGI) et de la direction générale de la comptabilité publique (DGCP), toutes deux administrations « fiscales », vers un nouveau système d’information unique, décloisonné et partagé. » Deuxième tendance de fond : de nouveaux services de « e-administration ». Parmi les projets, le ministère de l’Intérieur lance un système d’immatriculation à vie des véhicules. Investissement : 4,4 millions d’euros. Un service qui « vise à simplifier les démarches administratives des usagers en s’appuyant sur un partenariat renforcé avec les professionnels de l’automobile. Ceux-ci seront habilités à jouer le rôle d’intermédiaire dans la procédure d’immatriculation et de télépaiement des taxes sur la carte grise », précise Myriam Mekraoui. Du côté du ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, le déploiement des téléprocédures de l’administration électronique (ADELE) est en cours d’achèvement. Un système de gestion des subventions dans les secteurs du sport, de la jeunesse et de la vie associative sera également déployé. Dans le détail, il s’agit de mettre en place une téléprocédure de mise à jour du recensement des équipements sportifs, de permettre l’inscription en ligne au brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur, la gestion en ligne des contrats éducatifs locaux; un système de gestion des centres d’accueil de mineurs (ouverture en consultation du système aux caisses d’allocations familiales) est également au programme. Coût : 1,255 millions d’euros. Enfin, au ministère des Affaires Etrangères et Européennes, un réseau d’administration consulaire des français expatriés à partir d’un registre mondial centralisé (téléprocédures intranet et Internet) est mis en œuvre. Dépense relative à ce projet : 700 keuros. Pas de chiffres concernant les économies à réaliser grâce à ces différents projets, l’Etat ne les communiquant pas. Mais l’étude est à mettre en perspective du rapport Attali, qui préconise la généralisation des TIC à tous les niveaux de l’Etat et dans les relations avec les citoyens. La commission de l’ancien sherpa de François Mitterrand estime qu’une telle politique pourrait générer 15 milliards d’euros d’économies annuelles sur le budget de l’Etat. Frédéric Dessort, Mid e-News
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