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Middleware avionique : le projet Satrimmap retenu par l’Agence Nationale de la Recherche PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 28 Septembre 2007 11:32
Au mois d’avril 2006 était lancé Airsys (Architecture et IngénieRie des SYStèmes), programme de recherche commun entre Airbus, l’ONERA, le LAAS et l’IRIT. Deux ans plus tard, la coopération commence à porter ses fruits.

Principales thématiques de travaux : avionique, systèmes de commandes de vol, ingénierie des systèmes. « L’objectif du 1+1=3, que nous visions en lançant ce partenariat, est atteint. Pour preuve, le programme « Satrimmap » vient d’être sélectionné par l’Agence Nationale de la Recherche. Ce qui n’aurait sans doute pas été le cas si l’Onera, le LAAS ou l’IRIT avaient porté seuls ce projet », souligne André Lafon, responsable d’Airsys chez Airbus France.

André Lafon, Airbus France, responsable du laboratoire AIRSYS

Enjeu de ce programme de recherche : les technologies middleware de communication hardware / software mises en œuvres sur des architectures avioniques de deuxième et troisième génération.

« Satrimmap vise à spécifier, modéliser, valider et implanter une infrastructure logicielle avancée offrant une abstraction de haut niveau et procurant aux applications une transparence par rapport à l’architecture matérielle. Cette infrastructure logicielle avancée consistera en un middleware, c’est-à-dire une hiérarchie de couches logicielles embarquées, construit au-dessus des couches exécutives de bas niveau (les OS et protocoles IMA), offrant aux applications un ensemble de services facilitant leur intégration puis leurs évolutions (ajout de nouvelles applications, modifications…). Le défi principal de cette infrastructure est de répondre aux contraintes de déterminisme, de temps réel et de sûreté de fonctionnement des systèmes embarqués critiques (dont par exemple les systèmes avioniques). Les notions de garantie de qualité de service et de déterminisme seront au cœur de l’infrastructure visée. », précise le document de présentation du projet.

QOS Design, spin-off du LAAS, partenaire associé

Le budget a été pré-estimé à 4 Meuros, mais sera rapidement précisé par l’ANR. En termes d’effectifs le projet représente environ 42 équivalents temps pleins. Environ un tiers chez Airbus, et 40% pour les trois laboratoires dont une forte participation de l’IRIT. Les 20% restants sont apportés par 2 autres partenaires associés : QOS Design, spin-off du LAAS, et le CEA.

Rappelons qu’Airsys est né dans le cadre plus large d’un accord de collaboration signé fin 2005 entre Airbus France et le CNRS, dans le prolongement d’un accord cadre entre l’institution et EADS.

« En lançant ce partenariat, nous entendions structurer des collaborations qui, jusque-là, étaient réalisées indépendamment avec chacun des laboratoires. Il s’agissait d’impulser une vision stratégique et intégrée à ces coopérations. L’autre bénéfice de cet accord cadre consiste à faciliter les relations avec tous les laboratoires en contrat avec le CNRS, universitaires ou pas », explique Pascal Gondot, directeur de la Recherche et Technologies d’Airbus France.

La naissance de ce projet s’est inscrite dans le cadre d’une augmentation sensible du budget Recherche et Technologies d’Airbus : passant d’environ 70 Meuros en 2004 à 140 Meuros en 2006. L’effectif atteint aujourd’hui 500 équivalents plein-temps. Environ 50% du budget est décliné en sous-traitance, que ce soit en termes de recherche comme de prestations techniques, et de coûts d’équipements. Le partenariat a également été orienté en vue du pôle de compétitivité Aerospace Valley, où de nombreux projets de R&D sont développés.

Frédéric Dessort, Mid e-News

 


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