L’école fêtait, le 5 juillet, son centenaire au Capitole, en présence de Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse. Parrainés par Jean-Marc Thomas, président d'Airbus France, les diplômes d’ingénieurs et différents prix étaient remis à cette occasion. L’institution, toujours tournée vers l’avenir, s’inscrit désormais dans une démarche partenariale avec d’autres écoles et laboratoires toulousains pour peser à l’échelle internationale. « Nous n’avons pas cédé à la mode de la formation des "ingénieurs-managers". Un ingénieur ENSEEIHT est résolument un expert scientifique et technique, capable d’aborder tous les grands domaines de l’ingénierie : Informatique, Electrotechnique, Electronique, Hydraulique, et Télécommunications. » précise Alain Ayache. « L’enjeu, aujourd’hui, pour les industriels, est d’intégrer des cadres à la fois opérationnels, tout en étant au fait et ayant une vision globale des grandes évolutions technologiques. Ce qui est en fait un de nos mots d’ordre : plus que jamais, nous anticipons les grands sujets de demain. »  Alain Ayache, directeur de l'ENSEEIHT Les nanotechnologies sont d’ores et déjà enseignées en ce qui concerne le domaine spécifique des nanostructures, mises en oeuvre dans le cadre de nombreuses applications industrielles. Tandis que les nano-robots, thème plus prospectif, sont explorés en laboratoire. Les Nouvelles Technologies de l’Energie sont également un sujet de plus en plus central, touchant aux domaines de l’éolien, de la biomasse, des piles à combustible, et du stockage de l’énergie. Une particularité à souligner : nous formons des mathématiciens en probabilités et statistiques qui sont la prédilection de banques partenaires de l’école. L’ENSEEIHT participe aujourd’hui à quatre laboratoires en Unités Mixtes de Recherche CNRS (cf. encadré) : l’IRIT (informatique), le Laplace (électronique et électrotechnique), l’IMFT (mécanique des fluides), le LOSE (opto-électronique) et le LAME (micro-ondes et électromagnétisme). Lancement de deux formations avec Supaéro et l’Ensica Mais cette dynamique scientifique est complétée par un engagement aux côtés de plusieurs autres écoles d’ingénieurs toulousaines. « L’un des grands défis, c’est la compétition mondialisée. Alors que la Chine et l’Inde forment respectivement plus de 600 000 et 300 000 ingénieurs par an, la France n’en diplôme que 25 000 par an. Et pour peser, pour être visible à l’échelle internationale, il devient nécessaire de nous regrouper. » Ainsi, deux formations viennent d’être créées. L’une est consacrée aux systèmes embarqués, et se destine aux étudiants de troisième année. Elle est le fruit de la coopération entre l’ENSEEIHT, SUPAERO et l’ENSICA. « Et l’idée, c’est que le pôle de compétitivité Aerospace Valley puisse s’y appuyer et la valoriser dans le monde comme une formation incontournable dans cette thématique ». Même initiative dans le domaine des télécommunications spatiales. Cette fois, dans le cadre d’une collaboration ENSEEIHT / SUPAERO / Sup Télécom Bretagne / Institut des Télécoms de Paris. « Ces deux formations ont été labellisées par la Conférence des Grandes Ecoles, mais nous entendons les élever au rang de Masters Internationaux », précise Alain Ayache. L’Institut National Polytechnique de Toulouse, rassemblement de l’ENSEEIHT, l’ENSIACET et l’ENSAT, et l’Ecole d’Ingénieurs de Tarbes, œuvrent naturellement dans ce sens collectif. Notons enfin que l’ENSEEIHT est classée 20ème sur les 88 écoles d’ingénieurs post-prépa analysées par Le Point (alors que Supaéro est 5ème). L’école est 5ème en ce qui concerne sa capacité à l’international. Elle est en revanche classée plus loin que la 15ème place pour ce qui est du critère de la professionnalisation (id est : elle n'a pas été classée sur ce critère). Propos recueillis par Frédéric Dessort, Mid e-News L’ENSEEIHT, aujourd’hui, c’est …. 300 doctorants 1200 élèves ingénieurs 60 thèses / an 350 ingénieurs par an 10 brevets / an 25 millions d’euros de budget dont 8 millions de contrat industriels De nombreux partenaires industriels installés en région toulousaine : Airbus, Aeroconseil, EDF, GDF, Thalès Alenia Space, Siemens VDO, Rockwell. Parmi les SSII : Capgemini, Steria, Silogic, C&S, Unilog, Coframi, Sopra… Laboratoires de recherche associant l’ENSEEIHT (UMR) : - Institut de Recherche en Informatique de Toulouse (IRIT) : 120 chercheurs de l’ENSEEIHT sur 650 de l’Université Paul Sabatier ou CNRS - Laplace (ex-Laboratoire d’Electrotechnique et d’Electronique Industrielle) : 100 de l’ENSEEIHT, 300 de l’Université Paul Sabatier ou CNRS. - Le Laboratoire d’Opto Electronique et de Micro-Ondes (LOSE) et le LAboratoire de Micro-ondes et Electromagnétisme (LAME) sont des unités propres de 10 chercheurs chacunes. |
|