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La plateforme de test et de développement d’applications de géolocalisation devrait être financée par les principales collectivités régionales, le CNES et l’Etat. Mais pour l’heure, aucune institution ne veut s’engager à être le propriétaire de l’infrastructure. « Les décideurs régionaux ont acté le principe de son financement. Mais pour l’heure, nous attendons les résultats de l’étude de besoins, commandée à MPE [Midi-Pyrénées Expansion]. Celle-ci précisera les contours de la plateforme. Mais si elle conservera les grandes lignes du projet du consortium indutriel, elle ne retiendra pas la totalité des modules », explique Chantal Gauthier, responsable de la division du développement industriel et technologie de la DRIRE Midi-Pyrénées, et animatrice du groupe de travail technique représentatif des collectivités engagées (Grand Toulouse, Région Midi-Pyrénées, Conseil Général de la Haute-Garonne, Sicoval, CNES et Etat). Parmi les modifications qui devraient apportées au projet, le retrait des équipements spécifiques à Galileo, puisque les satellites seront en orbite, au mieux, en 2011. Il reste toutefois un sujet qui n’a pas été tranché. Aucune des institutions ne veut s’engager à devenir propriétaire de l’infrastructure. Le CNES a également décliné la proposition, bien que le Centre Spatial de Toulouse sera vraisemblablement l’assistant à maîtrise d’ouvrage, outre son investissement déjà acté de 300 000 euros. Le groupe de travail recherche actuellement une solution, qui devrait être présentée à l’occasion de la prochaine réunion. Celle-ci se tiendra en présence de Yannick D’Escatha, président du CNES, les 5 ou 6 juillet prochain. « A la suite, nous fixerons les modalités du plan de financement, qui s’inscrit dans le cadre du Contrat de Projets Etat-Région. Son comité de programmation décidera de l’appel d’offre, dont le lancement devrait suivre rapidement », précise Chantal Gauthier. Rappelons que le consortium industriel qui porte la Navigation Valley avait pré-budgété 3 millions d’euros, hors maintenance. La Navigation Valley devrait donc voir son lancement d’ici à la fin de l’année. Rappelons que devant le péril Galiléo, certains décideurs avaient émis des doutes sur la pertinence de la plateforme et du financement public. Faisant apparaître la nécessité d’une étude de besoin. « Pour autant, l’existence de la Navigation Valley n’est pas subordonnée au lancement de Galileo. Il est vrai qu’à son lancement, la plateforme a été présentée comme un support à la concession. Mais les applications de la géolocalisation fonctionnent déjà sur les technologies GPS (américaine) et EGNOS (européenne) », clarifie Chantal Gauthier. Et le marché qui en découle est en plein développement. Frédéric Dessort, Mid e-News
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