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Incubateur Midi-Pyrénées : les collectivités locales et l'Etat devraient augmenter le budget de 60% PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 02 Avril 2007 12:14
L'Incubateur Midi-Pyrénées a fixé ses objectifs sur la nouvelle période triennale. La nouvelle budgétisation, déjà validée par l'Etat et une partie des collectivités qui y sont engagées, allouerait des moyens plus importants aux porteurs de projets, mais aussi plus de proximité avec des industriels qui devraient s'impliquer plus fortement dans la structure.

Le 20 Mars 2007, le Conseil d'Administration de l'association, présidée par Pierre Requier et dirigée par Thierry Merquiol, a entériné ces deux évolutions importantes.

Les financements devraient augmenter de 60% sur la nouvelle période, de 2007 à 2009. La nouvelle budgétisation octroirait un total de 5 millions d'euros, soit environ 1,6 Meuros par an. De son côté, le Conseil Régional Midi-Pyrénées doublerait son apport par rapport à la période précédente. Le financement régional, étalé sur 2000-2006 avait atteint les 1,6 millions d'euros sur 2000-2006. Une somme légèrement différente, 1,65 millions d'euros, mais proportionnellement double, est envisagée sur la période 2007-2009. La moitié de cette somme est d'ores et déjà acquise, dans le cadre du Contrat de Projet Etat-Région, signé au mois de Mars. L'apport complémentaire pourrait être décidé au mois de Mai. Au total, la part de l'institution régionale passerait du coup à 32% du total, contre 25% sur 2000 à 2006.. La part de l'Etat, au travers du ministère de la Recherche, est acquise, mais restera stable, à 1,5 millions d'euros. Mais du coup sa participation s'établirait à 26 % du budget contre 50 % précédemment.

Autres collectivités locales impliquées : les conseil généraux de la région, à l'exception du Gers, ainsi que les communautés d'agglomération du Grand Toulouse, du Sud-Est Toulousain (SICOVAL), et de Castres-Mazamet. Elles abonderaient à hauteur de 10%, soit 510 000 euros, contre 750 000 euros auparavant (25% du budget précédent). Pour l'heure, Castres-Mazamet et le Conseil Général de la Haute-Garonne se sont engagés.

Enfin, le reste de l'enveloppe doit être apporté dans le cadre d'un auto-financement. Il consistera à encaisser le remboursement progressif des aides déjà avancées de 2000 à 2006 (1 Meuros attendus de 2007 à 2009), tandis que des industriels devraient s'impliquer dans l'Incubateur. Afin, notamment, de participer et de mettre en place des cellules de veilles technologiques et économiques. Et de permettre l'accompagnement au démarrage de certaines de leurs spin-off. Le réseau des pépinières d'entreprises innovantes, partenaire de l'Incubateur, jouant ici un rôle important. Thierry Merquiol espère ainsi boucler un budget supplémentaire de 300 keuros d'ici à la fin 2007, dont 25 à 50 keuros en moyenne par acteur. Le groupe Pierre Fabre s'est d'ores et déjà engagé sur les trois ans à venir (sur la base d'une somme non révélée).

In fine, ce sont les projets eux-même qui profiteront de cette croissance budgétaire. Mais elle n'ira pas au fonctionnement, qui reste le même. L'équipe demeure fixée à 4,5 pleins-temps.

100 000 euros pour la deuxième phase d'accompagnement

L'autre évolution importante consiste en une redéfinition du mode opératoire. L'accompagnement des start-up en herbe s'effectuera en deux phases. La première consistera en une validation du projet, de son périmètre et de son potentiel. Les porteurs de projets pourront, sur ces trois premiers mois, solliciter jusqu'à 15 000 euros pour faire leur étude du marketing. « Il nous faut, dans cette première phase, connaître les projets sur lesquels nous devons prendre des risques. Nous voulons en sélectionner un petit nombre sur lesquels nous pourront investir de manière plus forte », explique Thierry Merquiol. Car la deuxième phase, étalée sur 18 mois au maximum, intègrerait la possibilité d'un apport de 100 000 euros, contre 65 000 euros auparavant. Toujours sous forme d'aides remboursables, incluant expertises (stratégie, marketing, accompagnement terrain, ...) et hébergement. La franchise de deux ans est suivie d'un échéancier de 4 ans. L'intérêt provisionnel est fixé à 2,5%.

Thierry Merquiol estime l'effet de levier à un ratio multiplicatif de 4,8 sur 2000-2006. « En moyenne, sur les 50 entreprises créées, lorsque nous avons investi 1 euros, elles en ont trouvé 5. Au total, 26 millions d'euros ont été levés sur 6 ans : 13 millions auprès de capitaux-risqueurs, 2,5 millions auprès d'OSEO [aides remboursables, NDLR], 1,5 millions d'euros auprès des territoires. Enfin, 9 millions ont été levés dans le cadre du Concours des Entreprises Innovantes du ministère de la recherche, la plupart de nos créateurs devenant lauréat durant leur parcours ».

Pour être complet sur le bilan de l'Incubateur, soulignons que près de 250 emplois ont été générés en 6 ans par les incubants. 50 entreprises ont été créées dont 45 sorties, et 8 qui ont abouti à une liquidation judiciaire. Un tiers des projets s'inscrivent dans le domaine des TIC. Enfin, la représentation territoriale des projets est bien répartie en région Midi-Pyrénées : 42% d'entre elles se sont implantées en dehors de Toulouse.

Soulignons enfin qu'une offre spécifique d'incubation est actuellement mise sur pied. "Neostar" s'inscrit dans le cadre du pôle de compétitivité Aerospace Valley, qui l'a labellisé "projet structurant". Cf notre article.

Frédéric Dessort, Mid e-News
f.dessort at meleenumerique.com

 


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