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Financements obtenus en 2006 par les PME d'Aerospace Valley : 6% du total selon le Comité Richelieu, 18% selon le pôle PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 02 Mars 2007 17:33
Selon le Comité Richelieu, Association Française des PME de Haute Technologie, Aerospace Valley serait le dernier de France en matière de financement des petites et moyennes entreprises dans le cadre des labellisations de projets, le pôle de compétitivité ne confirmant pas cette information (cf cette étude réalisée sur l'ensemble des pôles français). Mais les deux structures ne s'accordent pas sur la définition d'une PME.

Aerospace Valley estime que sur un total de 42,6 millions d'euros financés par l'Etat, environ 8 millions d'euros vont aux PME, soit 18% du total en 2006. Le Comité Richelieu, lui, étend l'analyse sur 2005 et 2006, estimant que cette part est en faite réduite à 5%. Et à 6% sur 2006.

« Nous sommes donc loin des chiffres du Comité Richelieu qui n’ont pas fait l’objet d’une analyse critique de notre part avant d’être publiés. », explique Didier Seiller, Délégué aux programmes de développement économique d'Aerospace Valley. Le Comité Richelieu indique pour sa part que ses chiffres ont été validés par Aerospace Valley avant publication.

Quant à l'année 2005, les budgets obtenus par les PME seraient, selon nos sources, négligeables par rapport aux 12,5 millions obtenus. Ainsi, sur l'ensemble de la période 2005 / 2006, la part s'établirait à 14,5% en suivant les critères d'Aerospace Valley, qui ne confirme pas les chiffres sur la première année d'existence.

Car c'est autour de la notion de PME que les deux associations ne s'accordent pas. Aerospace Valley inclut en effet les entreprises dont l'effectif compte jusqu'à 500 salariés ainsi que les filiales des grands groupes. Le Comité Richelieu, de son côté, ne retient que les « PME indépendantes ». Il les définit en leur imposant simultanément trois critères : un effectif d'au plus 250 personnes, un chiffre d'affaires d'au plus 50 M€, et un capital qui n'est pas contrôlé à plus 25 % par une autre entreprise, à l’exclusion des investisseurs financiers. Le Comité Richelieu a alors effectué un ajustement des chiffres transmis, comme l'explique Emmanuel Leprince, président : « En matière de dépenses de R&D, les études menées par ailleurs (dont ministère de l’Industrie) convergent pour montrer que les PME « indépendantes » pèsent entre un quart et un tiers de toutes les petites entreprises (en y incluant les filiales). Nous avons donc divisé ce chiffre par trois, d’où les 5 % publiés ».

Emmanuel Leprince veut toutefois souligner : « La tendance générale est à l’amélioration de la participation des PME. Il faut notamment souligner la signature par Aerospace Valley, le 14 novembre 2006, du Pacte PME au titre duquel plusieurs actions sont prévues en 2007 ».

Frédéric Dessort, Mid e-News
f.dessort at meleenumerique.com

 


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