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Le plan de résolution de la fracture numérique de la Haute-Garonne marque une nouvelle étape, qui prévoit de lancer une grande infrastructure départementale de fibre optique. Celle-ci devra desservir 70% des Zones d'Activités d'Entreprises (ZAE) situées hors du Grand Toulouse et du Sicoval, ainsi que les établissements publics du Conseil Général. Le nombre de lignes dégroupées devrait également croître. Dans cet objectif, le Conseil Général vient d'adopter une première tranche de financement de 20 millions d'euros, dans le cadre du budget primitif 2007. Le tracé de ces 835 km de fibre optique est prévu en dehors du Sicoval et de la Communauté d'Agglomération du Grand-Toulouse (CAGT), ces collectivités possédant ou mettant en oeuvre leur propre réseau. Le coût total du programme est pré-estimé entre 40 et 60 millions d'euros et sera réalisé sur plusieurs années, la collectivité départementale n'étant pas plus précise sur ce point. Le projet, dont les objectifs avaient été annoncés il y a un an, consiste à desservir les ZAE qui ne disposent pas d'offre haut-débit professionnelle (SDSL, fibre optique, ...). La société gestionnaire de ces zones ou bien l'opérateur exploitant le futur réseau pourra alors proposer aux entreprises le raccordement direct à la fibre. Un tout dernier tronçon que le Conseil Général ne prévoit pas de prendre en charge. Selon une étude menée par le cabinet Tactis il y a un an, sur 171 ZAE (hors Sicoval et CAGT), seules 30% d'entre elles accédaient à une offre haut-débit professionnelle. Si ces chiffres n'ont pas été actualisés, l'objectif est le même qu'il y a un an : porter à 70% la part de ZAE couvertes par une offre professionnelle. Deuxième type de structures à pourvoir en très-haut débit : les établissements publics du Conseil Général. La totalité des collèges, et un nombre substantiels de DDE, Centre Médico-Sociaux, Casernes de Pompiers, etc.. sont concernés. Des objectifs en matière de dégroupage sont également fixés. La part du nombre de lignes est visé à 88% du total des lignes téléphoniques du département. Enfin, ce réseau aura aussi vocation à améliorer le service prévu dans les zones dépourvues de haut-débit (les "zones blanches"). Rappelons qu'un plan de résolution de celles-ci a été voté début 2006 par le Conseil Général. C'est le Wimax qui sera la technologie déployée dans ces territoires (cf notre article), le lancement de la première offre commerciale étant envisagé au mois de Septembre 2007. Or, le réseau de fibre optique, prévu pour irriguer aussi les zones blanches, permettra d'augmenter sensiblement le débit du réseau déjà déployé. Zones blanches : des poches résiduelles en cours de détermination Mais le Conseil Général a souhaité aller plus loin encore dans cette première phase. Car autour des communes en zone blanche subsistent des "poches résiduelles". Lors du budget primitif 2007, il a été adopté que celles-ci soient également traitées. Et de la manière la plus simple : lorsqu'un administré captera le Wimax de la commune limitrophe, il pourra solliciter le Conseil Général pour s'y connecter. A condition qu'il soit lui même en carence de toute offre à 512 kBits au minimum. La collectivité départementale ira jusqu'à financer les équipements Wimax (modem, antenne) ainsi que la prestation d'installation, à concurrence d'un équipement ADSL classique. Si les poches résiduelles sont toujours en phase d'identification, elles devraient concerner un territoire situé à l'intérieur d'une centaine de communes supplémentaires aux 144 communes des zones blanches. In fine, le Conseil Général entend assurer à 99,6% de la population l'éligibilité à une offre Internet aux débits-crêtes de 512 kbit/s minimum. Frédéric Dessort, Mid e-News f.dessort at meleenumerique.com
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