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Voulue depuis déjà presque trois ans par plusieurs décideurs toulousains, Philippe Douste-Blazy et Alain Costes en tête, la fondation InNaBioSanté est lancée. Son objet : définir, promouvoir et financer des actions de coopération permettant de développer la recherche et l’industrie dans le domaine de la santé en particulier dans la lutte contre le cancer. Elle s’appuie sur un socle scientifique et technologique constitué de technologies clés que sont les biotechnologies, les technologies de l'information, les nanotechnologies et les techniques de radiothérapie.  Alain Costes, ancien directeur de la technologie du ministère de la Recherche (en 2000) et ancien directeur du LAAS InNaBioSanté a été décrétée d'utilité publique le 5 Mai par le Ministère de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire. C'est la fondation nationale qui reçoit le plus gros financement de l'Etat, soit 8 millions d'euros. Au total c'est 21,5 millions d'euros qui sont réunis, 13,5 millions étant apportés par des industriels, dont trois de la santé : 1 M€ par Pierre Fabre, 1 M€ par Amgen, 1 M€ par le laboratoire GlaxoSmithKline, ainsi que 10 M€ par Total et 0,5 M€ par Siemens. « La fondation n'aura pas pour objet de venir compléter le financement de tel ou tel dossier de recherche & développement existant, nous ne voulons pas faire de saupoudrage » prévient Alain Costes, ancien directeur de la technologie du ministère de la Recherche (en 2000) et ancien directeur du LAAS, qui a porté le projet à bout de bras. « Nous allons définir un à deux grand thèmes que nous déclinerons en un petit nombre d'actions. », Le conseil d'administration, dont la première réunion se tiendra au mois de Juin, est composé de 15 membres. Aux 5 membres fondateurs (industriels), il faut ajouter 5 membres de droit : la Communauté d'Agglomération du Grand Toulouse, le Conseil Régional Midi-Pyrénées, l'Université Paul Sabatier, l'INSERM et le CNRS. Cinq autres experts scientifiques, politiques ou même financiers viendront les compléter. Un conseil scientifique sera également nommé par le Conseil d'Administration. Celui-ci devrait être composé à parité par des représentants du monde industriel et académique. Enfin, des comités d'experts, indépendants du CA, auront pour mission de mener les appels à projets que lancera la fondation. « Nous visons bien sûr un niveau d'excellence : nous allons associer les meilleurs experts et intervenants internationaux, et nous financerons d'ailleurs les niveaux de salaires nécessaires. Le contexte toulousain sera des plus complets et stimulants. Outre le tissu industriel et la recherche régionale, quatre grands pôles constitueront un socle exceptionnel : le pôle de compétitivité Cancer-Bio-Santé, le futur Cancéropôle, l'Institut des Technologies Avancées en Sciences du Vivant (ITAV), et la fondation. » explique Alain Costes. L' "Association de préconfiguration du Cancéropôle" a d'ailleurs été créée il y a deux mois pour mettre en cohérence l'ensemble de ces projets. Elle associe notamment Cécile Chicoye, responsable de la coordination régionale Sud-Ouest du SGAR à la Préfecture Midi-Pyrénées, qui en devient la directrice, le cancérologue Roland Bugat, Gérard Goma, Délégué Régional à la Recherche et à la Technologie Midi-Pyrénées, ainsi que des représentants du CHU de Toulouse, de l'Agence Régionale Hospitalière, des groupes Pierre Fabre et Sanofi. « Une démarche transversale qui amène des personnes issues de milieux différents à se rencontrer, se connaître, se parler et finalement, à vouloir gagner ensemble », conclut Alain Costes. Frédéric Dessort , MID e-NEWS
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