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Lancée au mois d'Avril 2005, Actelium a intégré la pépinière d'entreprises innovantes de Montaudran., inaugurée le 25 Novembre dernier. Cette société a développé une plate-forme distribuée de télécommunications, basée sur des technologies open-source, dont plusieurs serveurs sont situés à Pau. Ce réseau que la société contrôle et gère en propre – excepté la bande passante, achetée en gros aux opérateurs -, est placé au coeur de l'ensemble de ses activités. Celles-ci sont à distinguer entre prestations de services informatiques d’une part, et d’autre part, une activité de vente de solution de téléphonie IP à destination des pays Africains, et plus largement dits "émergents". Des pays en voie de développement qui représentent l'essentiel de la cible de clientèle d'Actélium. Dans le domaine des services informatiques, Actélium répond aux besoins de grands organismes, collectivités ou gouvernements. Ceux-ci s'appuient sur la société toulousaine pour déployer des services et réseaux de télécommunications privés et/ou pouvant répondre notamment à des enjeux de sécurité nationale. Le gouvernement du Sénégal et la Sécurité Nationale des Etats-Unis (budget : 1 million de dollars) sont parmi les premiers clients. La société développe également une activité de SSII Off-Shore. Une offre entièrement déployée à Dakar, capitale du Sénégal. Les dirigeants ambitionnent à moyen terme d'y employer près de 50 personnes. Une carte prépayée de télécommunications IP pour les pays émergents Enfin, Actelium, s'appuyant toujours sur son réseau télécom, a créé un offre d'accès à la téléphonie IP dédiée au pays émergents qui en sont dépourvus. La seule solution pour les habitants de ces pays serait d'acheter en ligne des crédits à des opérateurs de type Skype. Mais la plupart d’entre eux ne possèdent pas de Carte Bleue. L'idée portée par Actélium : la création d'une solution de cartes téléphoniques prépayées, revendues par les chaînes d'hôtels et les cyber-cafés locaux. Ces derniers auront acheté des packs de minutes de téléphonie IP passant par le réseau d'Actélium. Actélium a déjà réalisé, depuis son démarrage au mois d'Avril, un chiffre d'affaires de 422 000 euros au 31 Décembre, dont 200 000 euros de résultat net, selon les dirigeants. Une somme qui serait immédiatement réinvestie en R&D, réalisée notamment par des ingénieurs et docteurs en télécommunications. Pour 2006, les dirigeants entendent réaliser un chiffre d'affaires de 4 millions d'euros, estimant que 500 000 euros sont déjà assurés. Un million proviendrait de l'activité off-shore, 2 du déploiement de réseaux et services de télécommunication pour les grands organismes, et 1 de l'offre de téléphonie IP revendue par les hôtels et cybercentres. La société compte à ce jour 14 collaborateurs, dont 7 à Toulouse (siège), considéré comme centre d'expertise et de R&D, et 7 à Dakar. Le projet de société est porté par deux ingénieurs, Yann Zinenberg et Julien Dairy. Le premier a travaillé pour Synopsis en Californie puis pour Lucent jusqu'au début 2002. Il a rejoint ensuite Argain Communications, à San Diego, où il a fait la connaissance de Julien Dairy. Les deux comparses décident de créer Actelium en 2004, à la suite du rachat défensif d’Argain Communications par Wavecom. Un troisième associé, Jacky Saidi, développe le business africain. Il a créé, depuis plus de vingt ans, plusieurs entreprises en Afrique, dans le domaine de l'électronique de marine militaire, et de l'informatique. Enfin, il faut ajouter au pool des fondateurs Dominique Vincent, Florian Lefeuvre et Nicolas Cubaud, ce dernier n'étant plus actionnaire de la société. Frédéric Dessort , MID e-NEWS
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