|
Regrouper et unifier les échanges électroniques d'un écosystème d'entreprise. Telle est sans doute l'une des prochaines révolutions des TIC. Un enjeu d'ailleurs aiguillonné entre autres par l'Etat, qui a lancé l'appel à projets "TIC-PME 2010" (voir également site dédié). « Dans un écosystème d'entreprise, les processus d'échanges électroniques - achats, facturations, les projets de sous-traitance, de co-traitance ... se font souvent d'une entreprise à une autre. Ce que nous proposons, c'est un portail qui permet aux entreprises de suivre, mutualiser et partager ces processus. D'un point de vue technologique, il s'agit de faire communiquer, via Internet, des systèmes d'information hétérogènes », explique Bertrand Escudié, Président de la SAS. Le portail s'intégre et se connecte à chaque système d'information d'entreprises. On peut voir la plate-forme comme un concentrateur de flux, utilisant comme sous-bassement technologique un Enterprise Service Bus (ESB). Et l'intégration du portail peut se faire y compris jusqu'au donneur d'ordre. Comme dans le cas d'Airbus, qui a centralisé les échanges avec ses sous-traitants via son portail Airbus Online Services. « Mais nous nous plaçons du point de vue du groupe d'entreprises, de ses besoins spécifiques » Un modèle économique basé sur les abonnements EBM Websourcing poursuit le développement de sa plate-forme. Celle-ci est Open-Source, ce qui lui permet de se différencier de ses concurrents. « Les deux leaders, Sterling Commerce et GXS, sont américains, et ciblent les grandes entreprises et grosses PME. Et le coût commence par un tarif élevé de licence, avant tout développement spécifique. Notre plate-forme, elle, est gratuite. Le développement de connecteurs entre notre plate-forme et les système d'information moyennent un développement spécifique s'il ne s'agit pas d'un outil du marché (de type ERP). Mais notre objectif, pour chaque groupe d'entreprise client, est d'identifier un jeux de processus collaboratif génériques que nous paramétrons ensuite pour chaque collaboration. », explique Jean-Pierre Lorré, directeur de la R&D. Notre modèle économique sera basé sur les abonnements aux services en lignes et aux prestations d'intégrations spécifiques. Nous adresserons toute la chaîne de l'écosystème, jusqu'à la TPE », poursuit Bertrand Escudié. « L'idée étant d'avoir des coûts de location suffisamment faibles pour intéresser les petites PMEs. Les coûts de paramétrage seront affinés plus tard mais le "ticket d'entrée" doit être faible. » ajoute le directeur de la R&D La société, soutenue par l'ANVAR, répond parallèlement à plusieurs appels à projets nationaux (dont TIC-PME 2010) et européens. Partenaire de France Télécom R&D et de l'INRIA, elle est un des membres actifs d'Object Web. Ce consortium "Open-Source" (voir ici les membres) oeuvre à la standardisation des services Web (protocoles de communication entre logiciels, via Internet). Object Web qui a d'ailleurs répondu à un appel à projet du Réseau National des Technologies Logicielles, sous l'impulsion d'EBM Websourcing. Enfin, deux thèses sont réalisées en partenariat avec l'Ecole des Mines d'Albi, sur la modélisation des processus métiers des écosystèmes d'entreprises. EBM Websourcing veut lever 5 millions d'euros La société a été créée à la fin 2004, après avoir été accompagnée par l'Incubateur Midi-Pyrénées, par Bertrand Escudié (président), Gaël Blondelle (DG), rejoints ensuite par Jean-Pierre Lorré (Directeur de la R&D), trois anciens de Valtech. A noter que Gaël Blondelle a travaillé au sein de la DSI de France Télécom, au pôle Architecture et Sécurité, à Toulouse. Au capital de 49 000 euros, la SAS vit pour l'instant, outre le financement de la R&D, de son activité de conseil en intégration de systèmes d'information. France Télécom et Alcatel Alenia Space sont actuellement clients dans ce domaine. L'objectif des dirigeants est de réaliser deux levées de fonds. Le premier tour de table vise 1 millions d'euros, dont 300 000 euros en compléments des financements des projets de R&D auxquels EBM participe. Mais le deuxième tour de table, estimé entre 3 et 5 millions d"euros, sera dédié au développement commercial des services en lignes et au développement européen. Frédéric Dessort , MID e-NEWS
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
|