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Le " Machine to Machine ", ou systèmes de communications entre machines, devrait apporter une multitudes d'innovations aux entreprises et aux particuliers. Un marché qui pourrait préfigurer un nouveau grand cycle de développement technologique. Exemples : transmettre vers un serveur distant le kilométrage parcouru par les automobiles, donnant aux assureurs la possibilité d'optimiser leurs offres. Ou encore aux concessionnaires d'alerter leurs clients sur la nécessité de faire une révision, la vidange ... Les alarmes de voitures sont également visées : prochainement, celles-ci télétransmettront vers le téléphone portable du possesseur tous mouvements, bris de glace, ou même la position du véhicule s'il est volé. Le domaine de la télégestion est aussi largement concerné : les fabricants de chaudières, les opérateurs tels que GDF ou EDF pourront suivre tous les paramètres clients à distance, et ainsi optimiser les tournées des agents de maintenances. Voire même effectuer des télé-réparations. Et Anyware Technologies, start-up toulousaine, a fait le pari de ce nouveau paradigme technologique. Elle lance ce mois-ci une suite de développement, le " M2M Developper ". " Jusqu'à présent, les premières interfaces de communication machine to machine sont développées séparément, de manière hétérogène, entre tous les éléments de la chaîne : système embarqué, serveur distant, interface client (PC, PC Portable, PDA ...), sans oublier l'opérateur qui véhicule les données au travers de son réseau. Notre outil est un framework qui permet de développer toutes les couches logicielles en une seule fois. Nous parvenons ainsi à diviser les coûts de développements par dix ! ", explique Ludovic Le Moan, PDG d'Anyware Technologies. Plusieurs industriels seraient déjà séduits par la solution. Siemens, qui possède 35% du marché des modules de communication embarqués (intégrant modem, carte SIM, ...), l'un des bout de la chaîne, a développé et packagé la partie logicielle de ses produits avec l'outil d'Anyware Technologies. La start-up collabore également avec un constructeur automobile et plusieurs grands afficheurs publicitaires. " Les projets ne manquent pas ", indique le dirigeant. Un modèle économique basé sur les volumes de communications Le modèle économique pour l'instant testé est celui du service. " Nous vendons des solutions packagées et développées spécifiquement pour nos partenaires industriels. Elles sont tarifées à partir du coût des opérateurs, par exemple, 3 euros par mois et par équipement embarqué. Mais à compter de l'année prochaine, nous marketerons la suite M2M Developer. Nous envisageons que le revenu soit alors réparti entre 40% de licences d'exploitation, et 60% de service ", annonce Ludovic Le Moan. Anyware Technologies, qui emploie à ce jour 45 personnes, a réalisé en 2004 un chiffre d'affaires de 1,4 million d'euros. Celui-ci est réparti entre ses trois divisions : systèmes d'information (activité de SSII, mais orientée technologies Web), contrôle industriel (gestion des process en mode Web) et machine to machine (en 2004, activité pratiquement inexistante). Croissance forte prévue pour 2005, 2,6 millions d'euros prévus au total, avec le décollage du M2M, où la société espère atteindre de 800 000 euros. 2006 est aussi ambitieuse, puisque le dirigeant table sur un revenu global de 5 millions d'euros, dont 2 millions apportés par la plateforme et produits dérivés de M2M Déveloper Suite. Rappelons enfin qu'Anyware Technologies a réalisé au mois d'Octobre 2004 une levée de fonds de 3,2 millions d'euros auprès de Spef e-Fund (Natexis Banque Populaire), et de IRDI/SOCRI. Frédéric Dessort , MID e-NEWS
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