mercredi 23 mai 2012
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Eric Charpentier, fondateur de dWého : « Les échecs des entrepreneurs doivent être valorisés » PDF Imprimer Envoyer
Samedi, 21 Janvier 2012 11:43

Créée en 2007, la société dWého a été plusieurs fois primée (voir Midenews du 14 septembre 2009) et a été classée fin 2011 43ème entreprise la plus prometteuse de France, par Ernst&Young et le site L’entreprise.com. Pourtant son fondateur, Eric Charpentier, a décidé de démissionner le 9 janvier dernier de la présidence de la société. Quels enseignements tire-t-il de cette expérience de cinq ans ? Interview.

 

 

- Vous avez créé dWého seul. Est-ce un atout de créer une start up en solo ?

Eric Charpentier : Je pense qu’il est toujours préférable d’être plusieurs, notamment pour équilibrer les rapports avec les actionnaires. D’ailleurs, les investisseurs privilégient généralement les start up créées par des équipes plutôt que par une seule personne. L’équipe est essentielle dans la valorisation d’un projet. Quoi qu’il en soit, se lancer seul implique que l’entrepreneur veille à aller constamment chercher les compétences nécessaires, que ce soit en matière de gestion ou de politique commerciale.

- Dans le cas de dWého, par exemple, y a-t-il eu une erreur de positionnement avec le service à la personne sur Internet ?

Eric Charpentier : Non. C’est un véritable marché porteur et la difficulté n’est liée à cela. Comme c’est le cas pour de nombreuses start up françaises, l’obstacle est plutôt lié à la gestion de la croissance rapide. Redimensionner sans cesse la structure pour l’adapter au volume d’affaires peut poser des problèmes de trésorerie. Il faut que les jeunes entreprises françaises aient accès à davantage de conseils pour anticiper ces décalages. Le métier d’un chef d’entreprise ne doit pas uniquement consister à rechercher du cash.

- Faut-il en conclure qu’un entrepreneur averti en vaut deux ?

Eric Charpentier : Il faut que les échecs des entrepreneurs soient valorisés en France et qu’on les rende utiles. Apprendre de ses échecs est bien ancré dans la mentalité des anglo-saxons. En France, le réflexe était de se méfier d’un entrepreneur qui a rencontré des difficultés. La situation évolue, notamment avec des initiatives comme celle de Microsoft sur les erreurs à éviter, avec la FailCon. On ne peut pas promouvoir le goût d’entreprendre en mettant exclusivement en avant les success stories.

- Et vous, avez-vous gardé le goût d’entreprendre ?

Eric Charpentier : Oui, et je suis déjà sur un nouveau projet. Mais un des conseils que je peux donner et que je vais donc respecter est de ne pas dévoiler les détails de son projets trop tôt. Il faudra donc attendre pour en savoir plus…

Propos recueillis par Pascal Boiron, Midenews

 


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