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« UPSSITECH » : c'est le nom de l'école d'ingénieurs que l'université toulousaine lance à la rentrée 2011. Pour l'heure, un cursus sur cinq a été accrédité par la Commission des Titres d'Ingénieurs.
Sur le principe, le projet reprend sept cursus de masters professionnels historiquement issus des anciens IUP, et les reformalise en 5 filières. Pour l'heure, une seule, « Systèmes de Télécommunication et Réseaux Informatiques » a été accréditée par la Commission des Titres d'Ingénieurs. Les quatre autres spécialités (Systèmes et Microsystèmes Intelligents; Diagnostic, Instrumentation et Mesures; Génie Civil et Géosciences environnementales; Énergétique de l'Habitat), n'offrant pas assez d'enseignements généralistes aux yeux de l'instance nationale, ont été retoquées. Elles seront optimisées et devraient être à nouveau présentées au mois d'octobre. En attendant, les dossiers des premiers candidats, qui doivent justifier d'un bac+2 validé, sont en cours d'évaluation. Un premier groupe de 20 à 30 étudiants devrait constituer la première classe et suivra le cursus validé par la CTI. A terme, l'objectif fixé est d'atteindre des promotions de 200 étudiants en rythme de croisière.
L'université scientifique fait valoir qu'UPSSITECH va s'appuyer sur un tissu très dense de laboratoires de recherches. Une équipe resserrée d'enseignants-chercheurs a été constituée, et sera complétée de professionnels qui assureront 20% des cours. L'école d'ingénieur sera en fait un département à « autonomie renforcée » de la Faculté des Sciences et de l'Ingénierie (10 000 étudiants, 800 enseignants-chercheurs) qui naitra au mois de janvier, résultant de la fusion de plusieurs UFR scientifiques.
Le projet, soutenu par plusieurs collectivités locales (Région Midi-Pyrénées, Conseil Général de Haute-Garonne), le PRES Université de Toulouse, ainsi que par les autres écoles d'ingénieurs toulousaines (INPT, l'INSA de Toulouse et l'ISAE), a reçu également de nombreuses lettres de soutien d'acteurs du monde économique. Citons-en quelques représentants : des organisations professionnelles (CCIT; Syntec Informatique régional; Tompasse (industriels de l'aéronautique et de l'espace)), les pôles de compétitivité régionaux, et individuellement, le groupe Areva.
Frédéric Dessort |