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Lundi, 04 Avril 2011 13:45 |
11 laboratoires en nanosciences* planchent sur la création d’une puce électronique n’utilisant qu’une seule molécule comme moteur de calcul.
C’est au Château de Larroque dans le Gers, que s’est tenue les 28, 29 et 30 mars derniers la réunion officielle de lancement du grand projet intégré Européen AtMol, coordonné au plan scientifique et technique par le CEMES de Toulouse, laboratoire du CNRS rattaché aux instituts de physique et de chimie. Doté d’un budget consolidé atteignant 10 M€, les 11 laboratoires impliqués dans AtMol (pour Atomic scale and single molecule logic gate technologies) doivent construire ensemble, en moins de 4 ans, la première puce électronique dont le cœur sera fait d’une seule molécule. Ce démonstrateur servira ensuite de guide pour la conception des futures générations de calculateurs qui pourraient entrer en production dans les années 2025-2030. Avec une puissance de calcul et une capacité de stockage inégalées, pour une consommation et un poids minimaux, ces puces électroniques d’un nouveau genre vont exploiter la capacité de calcul fournie naturellement par certaines molécules. Ces puces moléculaires intéressent au plus haut point les industriels de la micro-électronique. Elles pourraient également révolutionner les systèmes embarqués, que ce soit pour le stockage d’information en vol, les horloges atomiques pour satellites, l’encodage et la transmission de données ou encore les calculateurs.
Midenews
* AtMol regroupe le CEA-LETI à Grenoble, le Groupe de recherche Atom Tech de IMRE (Agence A*STAR de Singapore) et 9 des meilleurs laboratoires européens en nanosciences moléculaires.
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