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Fort de son succès et de celui de ses fondateurs, Goojet a initié fin 2010 le lancement de l’activité « scoop.it ». Concrètement, cette plateforme permet à chacun de devenir l’éditeur de médias spécialisés fondés sur les informations publiées sur Internet, sans avoir à produire le contenu et les illustrations.
L’univers du web avance à une vitesse telle que le quidam des internautes français semble avoir une décennie de retard. Alors que le grand public français est encore loin d’avoir digéré les évolutions liées aux réseaux sociaux, il va voir la montée en puissance du concept de « curation », un pur américanisme qui sous-entend on ne peut plus clairement que les internautes ont désormais besoin d’outils pour sélectionner les informations, désormais jugées trop nombreuses.
Le terme « curation » n’ayant pas encore d’équivalent satisfaisant en français, il y a peu de chance que ce vocable à consonance médicale rassemble tous les suffrages chez les francophones. Il reste qu’au niveau mondial, une dizaine d’entreprises se sont positionnées sur ce nouveau créneau, dont Goojet avec le service expérimental « scoop.it », qui est l’adresse du site beta.
« Selon les sociologues, le problème auquel nous devons faire face aujourd’hui est celui qu’ils appellent « infobésité », c’est-à-dire le trop plein d’informations, explique Marc Rougier, Président de Goojet. Il suffit de demander un thème sur les principaux moteurs de recherche pour obtenir des milliers et des milliers de réponses. Le rôle de « Scoop.it » est de permettre à chacun de réunir les contenus spécialisés qu’il juge pertinents et de devenir l’éditeur de son propre média. »
Aux Etats-Unis, plusieurs blogs ont d’ores et déjà salué cette initiative de « surqualification ». Le concept est à l’essai en version beta sur le site scoop.it, gratuitement pour le grand public. Par ailleurs, une offre commerciale sera finalisée au printemps 2011.
Pascal Boiron, Midenews
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