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Cette PME innovante dans le domaine des télécoms spatiales, dont l’agence toulousaine croît rapidement, escompte un fort développement à l’export. Les Etats-Unis et l’Asie du Sud-Est sont en ligne de mire.
En photo : Joël Korsakissok, responsable de l’agence toulousaine de la société Silicom
« Nous venons de signer une vingtaine de contrats de distribution en Chine, au Japon ou en Corée du Sud. Il s’agit de partenaires qui vont nous représenter auprès des acteurs du secteur spatial et des télécommunications de ces pays. Cas particulier : l’Université de Tokyo va utiliser nos algorithmes dans une technologie de récepteurs de géolocalisation. Nous serons rémunérés via une licence d’exploitation » explique Joël Korsakissok, responsable de l’agence toulousaine de la société Silicom, également en charge du développement à l’international pour l’ensemble de l’entreprise.
Cette PME, qui compte près de 170 salariés, dont 54 à Toulouse, est spécialisée dans le domaine des télécommunications par satellites. Elle connaît une croissance régulière depuis sa création en 1983. Même si, de 2008 à 2009, le chiffre d’affaires global a reculé de près de 7%, passant de 13 à 12 millions d’euros. « Cette année nous avons retrouvé le chemin de la croissance et nous devrions revenir au niveau de 2008 », précise le cadre.
Précisons que l’agence de Toulouse, créée en 1994, n’a pas connu la crise : elle devrait conclure l’année 2010 sur une croissance d’environ 10%.
Dans ce contexte, les ventes à l’international représentent encore une part faible dans le chiffre d’affaires global. Mais « Nous visons la réalisation de 20 à 30 % à l’export d’ici à deux ans », prévoit le dirigeant qui sera présent dans la Silicon Valley au mois de février. Il sera du voyage avec plusieurs chefs d’entreprises adhérentes à l’association professionnelle La Mêlée, qui organise une mission économique en Californie.
L’innovation technologique comme nécessité
De manière générale, Silicom développe des systèmes qui permettent d’établir et de valider la transmission de signaux de télécommunications entre le sol et les satellites : téléphone, haut-débit internet et même télévision sur téléphones mobiles. Elle conçoit notamment des simulateurs et des solutions de traitement du signal, électromagnétique par nature, qui nécessite d’être transformé en données informatiques. Clients : à Toulouse, les grands équipementiers tels que Astrium, Thales Alenia Space, et le CNES, ou encore des grandes institutions militaires comme la DGA, cliente de Silicom à Paris.
La société fait également valoir une forte expertise technologique dans le domaine de la géolocalisation. Elle développe notamment un système de test du signal Galileo pour le compte du CNES. Elle a en outre conçu une partie de la technologie de positionnement indoor des produits d’Insiteo, une start-up toulousaine qui a levé 4 millions d’euros en 2 ans.
L’innovation et l’expertise technologique sont donc des moteurs du développement de l’entreprise dans un contexte concurrentiel réel mais sans doute encore en devenir. Silicom applique également cette stratégie en participant à trois grands projets de recherche et développement : le projet européen EuroStar (avec Insiteo) et deux projets dans le cadre du pôle de compétitivité Aerospace Valley : Fil et Interloc, qui rassemblent des PME, des grands groupes et des laboratoires de recherches publics (LAAS, INRIA, ENAC...).
Frédéric Dessort
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