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L'Institut National Polytechnique de Toulouse, l'INP-ENSEEIHT est l'une des principales écoles d'ingénieurs de Toulouse, et la plus ancienne (102 ans). Partenaire de grandes entreprises, elle mise sur de nouveaux axes technologiques et sur une dynamique de réseaux internationale. Explications avec Alain Ayache, son directeur.
- L'INP-ENSEEIHT a signé, au début de l'été, un partenariat avec l'Institut Télécom. Quel est votre intérêt à mener cette opération ?
Alain Ayache : Ce réseau rassemble un nombre croissant d'écoles qui forment au total près de 1 000 ingénieurs par an. Mais c'est plus que cela, puisque que de nombreuses grandes entreprises siègent en son conseil d'administration. Nous le rejoignons en nous inscrivant dans l'un de ses objectifs : exister à l'échelle internationale. Une force qui nous permet aussi de peser sur l'orientation scientifique des grands appels d'offres de financement de la recherche, comme ceux de l'ANR, des IRT ou des laboratoires d'excellence définis dans le cadre du grand emprunt. En outre, les missions de cet Institut se sont élargies à l'ensemble des technologies de l'information. L'INP-ENSEEIHT s'insère parfaitement dans ce schéma : nous traitons tous ces axes de sciences de l'ingénieur. Au delà de ce partenariat, je mène plusieurs autres missions de développement de réseau : nous sommes par exemple membres fondateurs, avec notamment le Syntec Informatique, de l'association Pascaline. Celle-ci vise à promouvoir les formations dans le domaine des technologies de l'information en étant un lieu d'échange entre le milieu de l'entreprise et les formations. Je suis également président du réseau N+i. Il compte 70 écoles d'ingénieurs françaises qui se mutualisent dans leurs actions de développement à l'international.
- Quelles sont les grandes thématiques technologiques dans lesquelles vous vous engagez ?
Alain Ayache : Nous avons formulé deux grands axes transverses avec nos trois laboratoires (IMFT, IRIT, LAPLACE). Il s'agit d'une part de la notion de « réseaux d'énergie intelligents » mutualisant énergie, réseaux informatiques, logiciels et électronique. Et d'autre part, nous allons fortement développer le sujet du « cloud computing », devenu majeur dans le monde.
- L'ENSEEIHT est souvent citée par les grandes SSII régionales comme un partenaire privilégié du recrutement des jeunes informaticiens. Vous êtes ainsi une bonne vigie du marché... comment le jaugez-vous ?
Alain Ayache : Aujourd'hui, les offres de recrutement qui nous parviennent sont du même niveau que celles qui étaient proposées il y a deux ans. La reprise est nette, après la baisse de la demande d'un secteur qui, il faut le rappeler, à bien traversé la crise. Ce marché, habitué à une croissance à deux chiffres, est passé à une croissance plus faible, certes, mais encore positive. J'ajoute que nous avons lancé deux formations en apprentissage, qui suscite un engouement certain par les entreprises.
Propos recueillis par Frédéric Dessort |