La plateforme régionale dédiée aux applications satellitaires a fini de jouer les arlésiennes. Son démarrage est prévu pour la rentrée.
"Guide", plateforme pour faciliter le développement, par des PME innovantes, d'applications de géolocalisation par satellite, vient d'obtenir l'onction de l'Etat nécessaire à son initiation. La Direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services (DGCIS) vient en effet de labelliser "plateforme d'innovation" ce projet porté par un large consortium d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, incluant l'essentiel des acteurs privés du spatial et les principales collectivités locales et régionales (*). « Un projet structurant pour la région, pour lequel le Grand Toulouse a d'ores et déjà réservé des locaux au sein de la pépinière de Montaudran », se félicite Thierry Cotelle, Vice-président du Grand Toulouse en charge du développement économique et de l'emploi. Son périmètre budgétaire a été fixé à hauteur d'environ 10 millions d'euros, dont une moitié, 4,6 millions d'euros, sera apportée par l'Etat et les collectivités locales. En outre, le CNES, un des acteurs majeurs du projet, va investir en propre 1,1 Millions d'euros, dont 800 keuros en matériels et logiciels, 300 keuros en termes de ressources humaines. Le reste du financement devrait être assuré par les acteurs privés.
Quatre zones de tests
« L'ensemble des acteurs impliqués ont signé les statuts de l'association, structure juridique de la plateforme, qui devrait démarrer dès le mois de septembre », annonce Marc Pollina, PDG de M3 Systems, entreprise innovante basée à Lavernose, en Haute-Garonne. Ce dernier a été mandaté avec Bernard Panefieu, patron d'une autre PME, Hélileo, basée à Bayonne, pour conduire le projet. Alors que "Guide" sera, au moins provisoirement, basée dans la pépinière d'entreprises de Montaudran, quatre zones "outdoor" seront dévolues au test en situation des applications : à Nogaro (applications aux transports), l'aéroport de Dax (applications aéroportuaires), Bayonne (applications maritimes), tandis que les expérimentations en espace urbain se dérouleront à Toulouse. Pour quel modèle économique ? « Nous allons vendre, à des tarifs très accessibles, des services de tests tant aux fournisseurs, c'est à dire PME innovantes et industriels du spatial, qu'aux entités dites utilisatrices, collectivités locales comme industriels des transports, par exemple. Nous proposerons également une offre de formation continue et un accompagnement en matière de stratégie commerciale », expose Marc Pollina.
Frédéric Dessort
(*) Le CNES, la Région Midi-Pyrénées, le Grand Toulouse, la Région Aquitaine, la Communauté d'agglomération du Grand Dax, la Communauté de Bayonne-Anglet-Biarritz, la CCI du Gers, sont membres associés de l'association qui regroupe directement : - EADS Astrium, Thales Alenia Space, Téléspazio au titre des industriels ; - Silicomp, Capgemini, Oktal, C&S pour les entreprises de services informatique ; - Héliléo, Max Sea et M3 Systems pour les PME innovantes ; - Nogaropôle ; - l'ENAC et l'ISAE en ce qui concerne les organismes de formation.
|