mercredi 23 mai 2012
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Toulouse redessine l’Internet urbain PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 20 Octobre 2009 06:28

Le 15 octobre dernier, la métropole de Midi-Pyrénées a levé le voile sur 9 projets de services Internet, en cours d’expérimentation ou de déploiement, et a confronté ses ambitions aux usages observés à l’étranger. Panorama.

En photo : Francis Pisani, journaliste français installé depuis 1996 sur la côte Ouest des Etats-Unis

 

 

Les grandes villes françaises sont-elles en retard dans l’utilisation des outils numériques, comparées aux grands centres urbains des Etats-Unis, de l’Asie ou d’autres pays européens ? Habituellement, la question n’est pas posée publiquement. Surtout pas par les villes elles-mêmes. Le 15 octobre dernier, la mairie de Toulouse avait fait le choix inverse en confrontant ses ambitions (8 projets à l’étude étaient présentés, depuis des services de géolocalisation jusqu’aux nouveaux réseaux sociaux) aux usages effectifs observés sur d’autres continents. Au terme de ce rendez-vous, le 1er constat confirme la montée en puissance d’un nouveau secteur économique, venant s’ajouter à la segmentation traditionnelle entre les filières « primaire » (agriculture), « secondaire » (industrie) et « tertiaire » (services). Baptisée « secteur quaternaire », cette nouvelle dimension est liée aux échanges d’information entre l’ensemble des acteurs de l’économie.

Vers le covoiturage

Pour les grands centres urbains, une des priorités les plus fortes concerne la maîtrise des déplacements. Quels que soient les systèmes de transport en commun, la moyenne dans les pays industrialisés reste que près de 80% des déplacements sont faits en voiture, alors que le taux d’utilisation d’une automobile n’est que de 1% (temps total divisé par le nombre d’heures d’utilisation divisé par le nombre de places). L’effort des métropoles se concentre donc logiquement aujourd’hui sur l’optimisation des déplacements dans les zones urbaines, qui peut à la fois impliquer un renforcement des transports en commun et de pratiques telles que le covoiturage. Dans tous les cas, l’accès à l’information représente la moitié de la pratique des déplacements urbains. Or, dans les faits, les principaux opérateurs du transport en France reconnaissent qu’ils n’y consacrent pas 50% de leurs moyens, mais seulement… 0,36% !

Peu de « partages » en France

3 grands observateurs étaient présents à Toulouse ce 15 octobre pour présenter les expériences conduites à l’étranger : le consultant Jean-Luc Petit pour l’Asie, le journaliste Francis Pisani pour les Etats-Unis et le professeur Hippolyte Hagbeton pour l’Afrique. Ces différentes analyses ont remis en avant les deux principaux leviers du développement du numérique dans les grandes villes. Le premier, généralement considéré comme un préalable, concerne les infrastructures. En la matière, l’Hexagone se situe dans la moyenne européenne mais affiche des taux d’accès au haut débit bien inférieurs à ceux de pays comme le Japon ou la Corée du Sud, pays où 90% des utilisateurs de téléphones portables accèdent par ailleurs à l’Internet mobile. Le second levier est la promotion des usages et c’est sur ce point que la France affiche les blocages les plus importants, notamment du fait de la réticence des possesseurs de données à les partager. C’est dans ce contexte que la métropole de Midi-Pyrénées a présenté les différents projets initiés, et dont certains sont aboutis, dans la perspective de devenir une « ville 2.0 » : outre « Toulouse.fr », « Angeo », « Mobiville », « Goojet », « Mobulles » ou « Wikan », déjà présentés dans Midenews, la mairie de Toulouse et le grand Toulouse ont également mis en avant les expériences MyT13 (géolocalisation) ou Béa (santé).

Pascal Boiron, Midenews

 


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