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La nouvelle mouture du logiciel apporte un surcroît au réalisme de la reproduction, et propose de nouveaux instruments.
Parmi les nouveautés apportées par ce 3ème opus, Pianoteq « couvre désormais une large famille d'instruments à clavier, allant des clavecins et pianoforte historiques jusqu'aux pianos contemporains et pianos électriques. », précise un communiqué de la société. En outre, le spectre des pianos à queue C3 et M3 a été reconstruit.
Mais au-delà de l'enrichissement de la gamme de pianos proposés, l'innovation centrale de cette version réside dans un nouveau modèle acoustique. Celui-ci permet de simuler « le rayonnement du son émis par la table d'harmonie et le meuble [...] et de reproduire le placement de 1 à 5 micros tout autour du piano, via une interface conviviale. Un mixeur permet de combiner les micros dans 5 canaux de sortie, avec la possibilité d'ajuster séparément niveau et retard. Pianoteq 3 offre ainsi un contrôle complet de la source sonore et des possibilités illimitées pour choisir la « couleur » du son du piano, comme le ferait un ingénieur du son lors d'un enregistrement. ».
De la simulation de pianos réels aux pianos virtuels
Bénéfices promis par les créateurs : une réalisme à couper le souffle. Mais cette nouvelle technologie va plus loin, en introduisant une continuité entre le réel et le virtuel.
« Pour construire ces instruments, nous nous sommes inspirés des meilleurs pianos acoustiques du monde. Ils peuvent servir aussi de point de départ pour créer de nouveaux instruments et accéder au monde virtuel de la quatrième génération de pianos. Pianoteq 3 ouvre ainsi de nouveaux paysages sonores qui élargissent les horizons de tout musicien ou compositeur, de l'amateur jusqu'au professionnel. Essayez par exemple un modèle de piano muni d'une table d'harmonie virtuelle en fibre de carbone ! explique Philippe Guillaume, président de Modartt. « Au 19ème siècle, il y avait des centaines de facteurs de pianos, offrant une palette de timbres étendue. A la fin du 20ème siècle, il ne restait plus qu'un nombre limité de timbres en raison de la standardisation. Le rêve que nous partageons avec les passionnés du piano, est d'offrir aux musiciens la possibilité d'utiliser et de créer de nombreux sons différents, et d'enrichir ainsi leur expressivité. »
Modartt a été lancée il y a deux ans et demi par Philippe Guillaume, ancien accordeur de piano et chercheur en mathématiques de l'INSA, où il enseigne toujours. Le premier exercice, qui s'étendait jusqu'à la fin 2007, est plus qu'honorable : le chiffre d'affaires a atteint 380 000 euros. 2008 « se révèle assez stable par rapport à l'exercice précédent. Mais les ventes ont redécollé de manière spectaculaire dès la sortie de cette troisième version », précise le dirigeant.
Frédéric Dessort, Mid e-News
Photo ci-dessus : Philippe Guillaume, fondateur et dirigeant de Modartt
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