|
Une info en partenariat avec le 1er quotidien toulousain de l'économie 
Le premier clou de "géo-positionnement " a été posé sur la place du Capitole. Le réseau de clous qui va mailler la ville rose va permettre d'ouvrir un grand nombre d'applications satellites. Explications.
Premier d'une série à venir sur une centaine de sites au sein du Grand Toulouse, le clou du Capitole est déjà repéré, en avant première, par sept satellites ! C'est le début d'un dispositif encore expérimental voué à résoudre de grands programmes de positionnement par satellite, à impulser des projets innovants pour toutes les applications de déplacements à pieds, en voiture, en bus, à vélo. Concrètement, ces clous vont servir de repères pour le futur système Galileo, et en attendant, pour l'actuel système Egnos. Ce maillage topographique aura des utilisations multiplies. Pour Pierre Cohen, président du Grand Toulouse : « La pose du clou 001 sur la place du Capitole, dans l'hyper centre, illustre la volonté de la communauté urbaine de concentrer ses efforts sur l'utilisation des technologies liées au GPS/EGNOS, en attendant la mise en service de Galileo, dans un environnement véritablement urbain, avec pour objectif d'améliorer la mobilité, notamment celle des handicapés, des personnes âgées, des enfants... ».
Autonomie, accessibilté, indépendance
Car ce réseau de clous va centraliser de nombreuses données : cadastre, habitation, voirie, etc. Il va par exemple être utilisé par le programme NAVIG (Navigation Assistée par Vision embarquée et GNSS). Destiné particulièrement aux déficients visuels, ce système de localisation des cibles possède une précision de 20 cm. Sa mise au point a nécessité la collaboration de l'IRIT, de trois laboratoires du CNRS, de deux PME toulousaines (Spike Net Technoloy et Navocap), d'un établissement spécialisé pour déficients visuels et du Grand Toulouse qui met à disposition les outils de "Toulouse Open". Autre programme qui va utiliser ces "clous" : le projet Angeo de développement d'aide à l'orientation. Celui-ci va permettre de créer 40 emplois en cinq ans. Il va mettre en place un réseau de vendeurs à domicile malvoyants de 400 personnes. Lire notre article sur Angeo ici. Ce dispositif survient deux mois avant le démarrage de la société European Satellite Services Provider (ESSP). (Lire le P.S.). Depuis Toulouse, cette SAS va, dès le 1er avril 2009, exploiter le système Egnos, en attendant, là encore, Galileo...
Anne-Marie Bourguignon Sur la photo : le premier clou, face au Capitole. Photo Mairie de Toulouse. DR.
Une info en partenariat avec le 1er quotidien toulousain de l'économie  |