Créée fin 2006 et accompagnée par l’Incubateur Midi-Pyrénées, la jeune société est pour l’instant concentrée sur sa technologie. Goojet (« Good Gadjet ») proposera, avant la fin de cette année, une plateforme, un panel de services Web et d’outils pratiques - les "Goojets" - à télécharger sur les mobiles et autres PDA-téléphones. Pour l'heure, la solution n’est encore accessible qu’en version « béta privée ». Mais il n’aura fallu qu’un an à Marc Rougier, ex-PDG de Meiosys, président –fondateur de Goojet et à Ludovic Le Moan, PDG d’Anyware Technologies et co-fondateur, pour effectuer cette levée de fonds. Un premier tour de table réalisé auprès d’Elaia Partners, de l’IRDI (Institut Régional de Développement Industriel de Midi-Pyrénées) et de Partech International. « Il y aura probablement une nouvelle levée de fonds en 2008. Nous avons beaucoup d'ambition pour Goojet, en termes de leadership sur la plateforme, bien sûr, mais aussi en termes de développement marketing et business, y compris à l'international. Le capital levé va être utilisé sur les axes R&D, marketing et business development. La R&D sera encore prépondérante en 2008 », explique le président de la SAS (17 salariés à ce jour). Interface d'administration de Goojet : à droite, une représentation de l'écran du portable une fois l'application téléchargée (cliquez pour agrandir) Goojet a en outre obtenu la reconnaissance de ses pairs innovateurs en remportant le prix « start-up » de la grande rencontre « Le Web 3 », organisée à Paris les 11 et 12 décembre dernier. La « Techcrunch conférence », manifestation californienne comparable, tenue les 17 et 18 septembre derniers, avait également retenu le projet parmi une sélection de jeunes entreprises innovantes. Goojet chantre du Web mobile social Plusieurs des composants en ligne possèdent une dimension de type « réseau social », c’est à dire permettant le partage entre les utilisateurs de ces services. C’est un des crédos de l’entreprise : « Nous proposons par exemple des services de notes partagées, de calendriers partagés, de galerie de photos partagées [adaptation de FlickR, NDLR], de votes, chatrooms , météo, information, téléconférence, etc. », précise Marc Rougier. Quelques outils très « Geek » font même partie du lot, comme notamment Tweeter, qui permet d’indiquer à sa communauté ce que l’utilisateur est en train de faire, à tous moments. La gestion de l’espace personnel, le choix et la personnalisation des composants se font depuis un PC et un site Web classiques. Il reste alors à les installer sur son mobile en y téléchargeant un logiciel produit automatiquement depuis la plateforme. La solution a déjà été validée sur 125 mobiles (Windows Mobile, Symbian, …), mais quelques PDA-téléphones manquent encore au « catalogue », à l’instar de l’HTC Touch. Goojet ne veut pas limiter le nombre d’outils et inscrit sa plate-forme dans une logique d’ouverture. « Nous nous focalisons sur l’ouverture des API de notre plateforme à la communauté des développeurs. Inversement nous réfléchissons actuellement à intégrer Google dans notre stratégie. Notre solution sera bientôt disponible pour le futur OS mobile Android et nous visons aussi à nous interconnecter à « Open Social », [une plateforme et des API destinées à réaliser des logiciels reliés à tous types de réseaux sociaux (Facebook, Orkut, LinkedIn, etc.), NDLR] » explique Thomas Nicholls, directeur technique. Autre précision technique : toutes les communications entre le mobile et les services tiers passent par le serveur de Goojet. Celui-ci permet notamment d’adapter les contenus aux mobiles et de sécuriser les échanges. Pour l’instant, seul le protocole http est pris en charge par Goojet : ainsi, les services de type téléphonie IP, accès FTP, ou gestion de mails ne sont pas encore développés. Des usages et un marché naissants Pour réussir, les créateurs de la société parient sur un marché encore à ses balbutiements. Condition sine qua none au développement des usages Web-Mobile : la généralisation, la baisse des prix et une meilleure lisibilité des offres d’accès illimité à Internet. Mais, selon Marc Rougier, « Cette évolution est inévitable. Le marché est en marche et de nombreuses annonces en fin d'année dernière confirment que le timing est excellent. A l’instar de Google, Yahoo et Apple, pour ne citer qu'eux. L'internet mobile suit, en ce qui concerne sa culture tarifaire, la même évolution que l'internet fixe » Dans ce contexte, le modèle économique n’est pas encore complètement défini, mais « nous avons plusieurs axes de réflexion : contenu premium, partage de revenus avec des partenaires, etc. ». Frédéric Dessort, Mid e-News
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