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Réseau tout IP : l’hyper-centre de Toulouse aura sa vidéosurveillance pour septembre PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 29 Mai 2007 11:10

Malgré les critiques et les remous de l’année dernière, le dispositif de vidéosurveillance de la ville rose est en cours de finalisation, non sans une certaine prudence : un comité d’éthique a été nommé fin avril afin de garantir les principes de libertés. Explications.


Le calendrier avance pour le réseau de vidéosurveillance du centre-ville de Toulouse. Le dossier doit recevoir le 29 mai prochain l’aval de la commission départementale de vidéosurveillance. Une fois l’autorisation préfectorale acquise, plus rien ne devrait empêcher sa mise en service opérationnelle dès septembre.

Concrètement, ce réseau comprend 13 caméras, disposées autour de Victor Hugo, rue du rempart Villeneuve, rue Lafayette et rue Croix Baragnon. Celles-ci sont reliées à un PC assuré par la police municipale, en liaison avec la police nationale. Un million d’euros ont été investi dans la mise en place de ce réseau dernier cri. Intégrée au système d'information de la ville, la plate-forme de supervision a été fournie par la société I-Process. L'infrastructure réseau dédiée, tout-IP, a été déployée par Cégélec. Ce qui autorise à l’avenir des applications nouvelles. Mais pour l’heure, la Mairie de Toulouse doit surtout gérer l’acceptation sociale de ce dispositif « Big Brother » dénoncé par l’opposition. « Il y avait une inquiétude sur les libertés individuelles, reconnaît Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, que nous interviewons dans le cadre de cette présente édition. Les Toulousains craignaient que l’on porte atteinte à leur vie privée. Pour traiter ce problème, j’ai donc nommé un comité d’éthique pour la vidéosurveillance. »

Mis en place à la fin avril, ce comité d’une quinzaine de personnes comprend cinq élus (quatre de la majorité, un de l’opposition), cinq membres de droit (dont le procureur de la République) ainsi que des représentants des institutions (chambre de commerce, chambre des métiers, la Licra, SOS Racisme, etc.). Le président de ce comité d’éthique, Jean-Pierre Théron, est vice-président de l’université des Sciences sociales et enseigne notamment les libertés publiques. « Le rôle de ce comité sera d’ajouter des garanties aux textes législatifs déjà existants, explique-t-il. Mais il aura aussi à tenir un important rôle de communication. » D’ici là, le comité doit réaliser une charte d’éthique pour garantir des principes de liberté. Celle-ci devrait être finalisée début juillet.


Martin Venzal, Mid e-News

 


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