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Portée par deux docteurs en informatique et robotique du LAAS-CNRS, cette nouvelle start-up a déjà récolté plusieurs récompenses. Jusqu'à il y a peu appelée Irisense, la société est accompagnée par l'Incubateur Midi-Pyrénées. La solution permet de numériser un objet en 3 dimensions en une seule prise d'image. Elle est pour l'instant découplée en deux parties : le capteur et le logiciel qui traite les images acquises. Dans quelques mois, le soft sera embarqué dans le produit finalisé, à la taille et à la forme d'un sèche-cheveux. « Les seules solutions existant sur le marché aujourd'hui sont très encombrantes et onéreuses. Elles sont utilisées notamment dans l'industrie : elles permettent de représenter en 3D les objets fabriqués et de détecter les défauts de conception. L'usage en est fait aussi pour procéder au reverse engineering de fabrication d'une pièce, quand on a perdu les documents de conception ou lorsque l'on veut analyser les produits de la concurrence », explique Vincent Lemonde, co-fondateur de Noomeo avec Ludovic Brethes. Le marché semble donc prometteur pour les deux nouveaux chefs d'entreprise. Il faut ajouter à ce tableau d'autres potentiels. Dans le domaine du commerce électronique, notamment : la représentation en 3D des produits pourrait être l'un des futurs marchés de la jeune pousse. Le projet, né de la rencontre des deux fondateurs, alors qu'ils partageaient le même bureau au LAAS-CNRS pendant leur thèse, est soutenu depuis avril 2006 par l'Incubateur Midi-Pyrénées. Celui-ci a apporté le financement (30 000 euros) de 2 brevets, le paiement d'une analyse stratégique réalisée par le cabinet parisien Innovation Selling, les outils et supports de communication. Vincent Lemonde, dirigeant de l'entreprise, a été formé au business développement et coaché par Thierry Merquiol, directeur de l'Incubateur. Autres aides : Noomeo est lauréate du concours régional de l'innovation (1er prix), du concours du ministère de la Jeunesse et des Sports (au niveau régional), et du CETI 2006, dans la catégorie émergence. Un trophée qui lui a permis, avec 45 000 euros de prix, de réaliser trois études préalables (avant que le cabinet parisien n'intervienne) : une étude de marché, une étude de liberté d'exploitation et de brevetabilité et une étude technique. Au total, près de 100 000 euros ont pu être dépensés avant de lancer officiellement l'entreprise. Objectifs inscrits au business plan : trois embauches cette année, et un démarrage à 100 000 euros de chiffre d'affaires. Puis, 800 000 euros et 1,8 millions d'euros sont visés, respectivement, en 2008 et 2009. Une première levée de fonds, en cours de négociation, devrait apporter un petit amorçage, suivi d'une deuxième, envisagée fin 2008, à hauteur de 500 000 euros. Notons enfin que la société pourrait s'installer, au mois d'Octobre, dans la pépinière du "Causse", en communauté d'Agglomération de Castres-Mazamet. La société bénéficierait alors de conditions tarifiaires et d'équipements « très avantageuses » par rapport à Toulouse. Frédéric Dessort, Mid e-News f.dessort at meleenumerique.com
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