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Issue de l’IRIT, la jeune société toulousaine espère convaincre les industriels de l’intérêt des systèmes multiagents et veut exploiter les compétences des doctorants. Le calcul émergent ? « C'est est une nouvelle approche ascendante de conception logicielle. Elle repose sur la décomposition du problème et/ou du domaine puis la spécification des composants et de leurs interactions. La fonctionnalité émergente recherchée correspond au comportement global du système, obtenu à partir des entités élémentaires en interaction. », résume Pierre Glize, ingénieur CNRS à l’IRIT (Institut de recherches en informatique de Toulouse), et gérant d’Upetec (Emergence technologies for unsolved problems). « De tels systèmes existent dans la Nature avec la construction de fourmilières complexes par des individus très simples ou l'apparition de la conscience naissant des interactions de milliards de neurones dans le cerveau humain. » Cette toute jeune société, créée en 2006, est née du savoir-faire de l’équipe SMAC (Systèmes Multi-Agents Coopératifs) de l’IRIT. « Cette technologie est assez mature pour passer aux applications industrielles », souligne Pierre Glize. Et elles sont nombreuses. Grâce aux algorithmes basés sur le calcul émergent, on peut gérer un emploi du temps, faire un modèle des interactions dans les cellules vivantes, permettre à des outils différents (ordinateurs avec Wifi, PDA) de communiquer, ou optimiser la conception aéronautique - Upetec se placera, dans ce domaine, en amont d’un projet de recherche mené par trois laboratoires toulousains dont l’IRIT pour le compte d’Airbus, qui sera achevé en 2008. L’entreprise s’est aussi associé à la SSII toulousaine Artal, pour la conception d’un système de prévision des crues aujourd’hui opérationnel. Trois des 9 fondateurs de d’Upetec sont des permanents de l’IRIT, les autres travaillent dans des sociétés privées ou sont postdoctorants. C’est en effet le deuxième objectif de la jeune pousse : valoriser les docteurs, qui pourront ainsi exploiter leur compétences en sortant de l’IRIT. Pour l’heure, personne n’est rémunéré. « Nous sommes encore en phase de prospection de grands groupes comme Eads, le Cea, ou le Cnes, explique Pierre Glize. Nous espérons pouvoir réaliser deux embauches de postdoctorants en 2007 ». Jean-François Haït, Mid e-News jfhait at free.fr
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