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Développée par la start-up toulousaine Viha Concept en association avec l’Enseeiht, une première série de prototypes verra le jour à l’automne.
Les trottoirs fréquentés de nos villes sont un formidable réservoir d’énergie cinétique. Alors pourquoi ne pas utiliser une part de cette énergie produite par le passage des piétons pour alimenter l’éclairage public ? Impulsée par Alexandre Marciel, adjoint au maire, chargé de l’éclairage public et de la logistique municipale, cette idée a fait son chemin à la Ville de Toulouse. « Nous planchons sur ce projet depuis 2009. Nous nous sommes d’abord intéressés à des expériences réalisées au Japon et en Israël. Nous avons pris contact avec des laboratoires spécialisés dans le « piézo-électrique », mais il s’est avéré que cette technologie n’offrait pas de résultats satisfaisants en termes de rendement », explique-t-il.
Une première mondiale
En avril dernier, la Ville de Toulouse expérimente pendant trois semaines une solution inédite, basée sur des dalles podo-électriques produites par un fabricant néerlandais. Huit mètres de dalles équipées de micro-capteurs, montées sur vérins, sont installées rue du Colonel Pélissier pour produire l’énergie cinétique destinée à alimenter un lampadaire de rue. « Cette expérience qui était une première mondiale a démontré que le système fonctionnait parfaitement, poursuit Alexandre Marciel. Nous avons décidé d’aller plus loin ». Durant l’été, un cahier des charges est établi. Objectif : optimiser la performance énergétique de la solution, le système de stockage d’énergie et la résistance du matériel. Pour cela, Alexandre Marciel s’entoure de compétences locales : la start-up toulousaine Viha Concept planche sur la solution en collaboration avec le professeur Bertrand Nogarède, chercheur et enseignant au sein du département Génie Electrique – Automatique de l’ENSEEIHT (Ecole Nationale Supérieure d’Electrotechnique, d’Electronique, d’Informatique, d’Hydraulique et des Télécommunications). Il fait également appel au groupe CGR spécialisé dans la fabrication de ressorts pour le secteur aéronautique et industriel. « Les brevets ont été déposés en juin et une première série de prototypes verra le jour à l’automne, se félicite l’élu. Par rapport à la première solution, nous avons quasiment multiplié par deux le rendement de l’énergie du passage qui devrait atteindre 7 à 8 watts. En l’occurrence, une dizaine de mètres carrés équipés pourrait éclairer un lampadaire de 75 watts. » Une zone test, vitrine de ce savoir-faire, sera aménagée dans le centre de Toulouse d’ici la fin de l’année. « Cette initiative suscite d’ores et déjà l’intérêt de nombreuses sociétés en France, comme la SNCF ou la RATP, mais également à l’étranger, en Inde et en Arabie Saoudite notamment », confie Alexandre Marciel. A suivre…
Chantal Delsouc, Midenews |