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Redécouvrez Steve Jobs ! PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 05 Mai 2011 13:09

Ecrit par un journaliste français, Daniel Ichbiah, le livre qui vient de paraître sur Steve Jobs (Les 4 Vies de Steve Jobs, Leduc.s Editions) permet de recadrer bien des caractères du charismatique fondateur d’Apple. Morceaux choisis.

« Il n’y a aucun rôle pour Steve Jobs dans les activités d’Apple, ni maintenant ni dans le futur. » Cette phrase a été prononcée voilà 26 ans, durant l’été 1985, par John Sculley, brillant cadre supérieur venu de chez Pepsi-cola, qui avait pris les rênes de l’entreprise fondée par Steve Jobs, à la demande de ce dernier (et il a lui-même été viré en 1993…). C’est l’une des nombreuses anecdotes que l’on retrouve dans le livre (Les 4 Vies de Steve Jobs, Leduc.s Editions) que vient de publier Daniel Ichbiah, chroniqueur et journaliste spécialisé dans l’univers Apple depuis maintenant plusieurs décennies.

Les nombreux détenteurs d’iPod, d’iPhone ou d’iPad qui se demandent comment l’on faisait avant que cela existe découvriront (ou redécouvriront) les épisodes les moins médiatisés du parcours romanesque de Steve jobs.
Pourquoi romanesque ? Tout d’abord parce que le nouveau-né aurait dû s’appeler Jandali, comme son père Abdulfattah, professeur de sciences politiques à l’université du Wisconsin, d’origine syrienne, qui avait « fauté » en 1954 avec l’une de ses étudiantes. Craignant d’être déshéritée, l’étudiante en question cherche illico une famille adoptante. Ce sera la famille « Jobs ».
Le livre dépeint également le profil d’un enfant puis d’un adolescent pour le moins « agité ». A 13 ans, sans se démonter, il appelle le grand patron de Hewlett-Packard parce qu’il n’arrive pas à trouver les pièces détachées qu’il recherche. Non seulement William Hewlett lui donne les composants demandés, mais il lui propose également un job d’été. Le jeune Steve est déjà hors normes…

Travail de nuit

La suite est à l’avenant. Comme de nombreux jeunes américains, il va faire un périple initiatique en Inde. A son retour, il tente sa chance chez Atari, encore une fois avec un bel aplomb. Comme il n’a même pas 20 ans et ne sait pas programmer, on lui demande de donner son avis sur les jeux en préparation.

Il est tellement peu sociable que les salariés d’Atari persuadent rapidement la direction que le jeune homme ne peut rester dans l’entreprise que s’il vient travailler… la nuit. Et c’est ce qu’il fait !
Mais la rencontre de sa vie, c’est bien sûr celle de Steve Wozniak, jeune ingénieur surdoué d’origine polonaise qui est alors salarié de Hewlett-Packard. En 1974, Atari souhaite développer un jeu dont le but serait de briser un mur de briques pour se libérer. Tandis que les ingénieurs de l’entreprise estiment que cela demanderait des mois et des mois, le jeune Jobs affirme qu’il peut livrer le produit fini en quatre jours ! Bien sûr, il demande à Wozniak de le faire à sa place, et ce dernier produit effectivement le jeu « Breakout » dans les délais impartis. Résultats des jeux : Steve Jobs empoche 5 000 dollars. Royal, il en rétrocède à Wozniak… 350, ce que le talentueux ingénieur n’apprendra que des années plus tard.
Entre temps, il aura inventé le micro-ordinateur Apple.

A la porte !

Le succès est tel que Steve Jobs veut une « pointure » pour diriger l’entreprise. Ce sera John Sculley, brillant cadre dirigeant de Pepsi-Cola. En 1985, alors que Jobs n’a que 30 ans, Sculley convainc le conseil d’administration de virer le jeune fondateur. Si Steve Jobs prend alors une sacrée claque, il se lance quand même dans l’aventure « NeXT », se refait une belle santé financière en vendant le nouveau système d’exploitation à IBM et, entre autres coups de génie, achète le tout jeune studio « Pixar », qui réalise le film d’animation « Toy Story ». Nouveau jackpot.

Après bien des manœuvres détaillées dans le livre, il redevient le président d’Apple en 1998.
Et il prend sa revanche. Il le fait d’abord avec l’iMac et sa coque translucide aux couleurs « fruitées » (orange, bleu, vert, rouge et mauve), puis avec l’iPod, puis avec l’iPhone, puis avec l’iPad, autrement dit la plupart des « must have » actuels.
Il y a plein de conclusions possibles à ce parcours, mais il faut bien en laisser une à Steve Jobs lui-même. Lorsqu’il sait qu’il est guéri d’un cancer du pancréas, au milieu des années 2000, il déclare : « A l’âge de 17 ans, j’ai lu une citation qui disait à peu près ceci : « Si vous vivez chaque jour comme s’il était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison ».
Impressionnant : la citation n’est même pas trop longue pour Twitter !

Pascal Boiron, Midenews

 


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