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La petite agence de communication de la place Wilson entre dans la cour des grands. A la faveur de l’essor de l’audiovisuel web, Pinkanova doit revoir son process économique.
Sur la photo : De gauche à droite Laurent Boulic, directeur des opérations, Daniel Lopez, directeur de production, et Olivier Fraysse, directeur artistique de Pinkanova. Crédits : Hélène Ressayres - Touléco.
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« On est au bout de notre modèle », fait remarquer Laurent Boulic, l’un des fondateurs de Pinkanova. « Une levée de fonds se profile parce que notre agence doit être actrice sur un secteur d’activité qui commence à se concentrer. »
Agence de communication créée en 2007, Pinkanova proposait de nombreux services à ses débuts avant de ne se consacrer qu’à l’audiovisuel à destination du web. Un secteur parfaitement maîtrisé par les trois associés, tous issus de la génération Y et ayant pour hobby la réalisation de clips vidéo avant de lancer leur entreprise.
Une facturation doublée
Forte des estimations qui prévoient que la vidéo représentera d’ici 2015 90% du trafic Internet, Pinkanova a donc opéré une mue pour se positionner sur ce segment en devenir, expertise et renommée à l’appui. De fait, la clientèle de la petite agence toulousaine évolue depuis quelques mois, au gré d’une notoriété reconnue désormais. Si 80 % des clients, dont nombre d’institutionnels, sont encore situés en Midi-Pyrénées, aujourd’hui 55% de l’activité est due à des sollicitations hors région.
Pour un panier moyen qui passe les 10.000 euros depuis janvier, quand il n’était que de 4.100 euros en 2010 : « Ça explose » s’enthousiasme Laurent Boulic, se réjouissant aussi de ce que de grands comptes appellent en direct maintenant
Agence à bas coût
Avec un positionnement low-cost porté par une image très travaillée d’agence à la créativité décalée, sympathique et emprunte d’un humour ravageur, Pinkanova fait le buzz. Tant et si bien que se pose aussi la question d’un point d’ancrage à Paris où l’essentiel du marché de la communication s’effectue : « Il va nous falloir un chargé d’affaires là-bas, recruter ici et trouver des fonds pour faire face à notre croissance » précise Laurent Boulic qui constate que le programme est chargé pour cette année. Pour un objectif de chiffre d’affaires à 400.000 euros, en hausse prévue de 50%.
Nathalie Malaterre
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