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La Directrice du Centre e-santé de Midi-Pyrénées, Anne Decq (photo), a présenté le 15 mars dernier quelques unes des priorités de cette filière, considérée comme l’une des plus porteuses par l’Union Européenne.
Une étude lancée par l’Union Européenne sur les marchés porteurs indique que le e-santé représentera 360 000 emplois en 2020 sur le Vieux Continent, contre 250 000 en 2006. C’est l’un des nombreux chiffres présentés par Anne Decq, Directrice du Centre e-santé de Midi-Pyrénées, lors d’une réunion organisée par la Commission TIC & Santé de La Mêlée à la Cantine de Toulouse, qui a rassemblé une cinquantaine de professionnels de la santé et des TIC.
L’enjeu explique que les pays européens multiplient les initiatives pour structurer leur filière « e-santé » et promouvoir leurs champions. En l’occurrence, il semble que la France affiche d’ores et déjà un certain retard en la matière.
Dans ce contexte général, Anne Decq a rappelé que Midi-Pyrénées disposait d’atouts réels pour devenir un des moteurs de cette filière, au niveau national comme à l’échelle européenne. Notamment, le CHU de Toulouse est l’un des piliers du Centre National Référence Santé, avec les établissements de Nice, Grenoble et Limoges.
Certifier et réunir
Selon Anne Decq, les priorités concernent tout d’abord l’identification et la certification des acteurs de la e-santé au sein de chaque région. Un travail que le Centre qu’elle dirige se propose de faire à l’échelle de Midi-Pyrénées. La tâche est importante dans la mesure où les mondes de la santé et des TIC se découvrent à peine.
Présentation des enjeux de la e-santé par Anne Decq, Directrice du Centre e-santé de Midi-Pyrénées, le 15 mars dernier à la Cantine de Toulouse.
Justement, le moyen le plus efficace reste d’après elle de constituer des consortiums réunissant les différentes compétences, à l’image de ce qui a été entrepris dans d’autres pays européens.
Au final, les contraintes liées à la e-santé sont comparables à celles de toute industrie et se mesurent, entre autres, à l’aune du temps de mise sur le marché, ou time to market. Il serait de 5 à 6 ans pour les solutions de e-santé, contre d’environ 10 ans pour les médicaments, mais il reste très largement supérieur au time to market des solutions informatiques et télécoms, qui se mesure aujourd’hui en trimestres.
Le temps presse d’autant plus que l’évolution démographique de la France, des problèmes de santé et des dépenses qui sont liées est impressionnante. C’est dès 2015 que le cap des 2 millions de personnes âgées de plus de 85 ans sera passé en France et ce chiffre devrait doubler à horizon 2020.
La prochaine étape sera l’Université d’été de la e-santé, un événement national dont ce sera cette année la 5ème édition. Elle aura lieu à Castres-Mazamet, du 6 au 8 juillet, 2011, pour la 1ère fois sur trois journées.
Pascal Boiron, Midenews |