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Thales Avionics : Dix ans de vol au dessus d’un nid de cerveaux PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 19 Juillet 2010 16:40
Thales Avionics souffle les dix bougies de son installation sur le site toulousain de l’avenue Eisenhower. Dix ans au terme desquels la croissance de la S.A. a été multipliée par six sur ce site particulièrement surprenant, où travaillent 890 salariés dont 83% d’ingénieurs. Une des six entités toulousaines* du groupe, deuxième employeur privé de l’agglomération.

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Dixième anniversaire pour Thalès Avionics Toulouse. Venu de Vélizy à Toulouse en 1999 pour se rapprocher d’Airbus, son plus gros client, et se développer de concert, Thales Avionics ne se positionne pas seulement en systémier d’avionneurs. Très présent dans des projets de coopérations scientifiques (Réseaux thématiques de recherche avancée - RTRA, Sciences et technologies pour l’aéronautique et l’espace - STAE), avec des laboratoires et des universités, le groupe est devenu un centre de compétences, de services et de support aux compagnies aériennes, en concentrant son expertise sur l’ingénierie et la conception de composants.

Il mène de front des études conjointes coordonnées avec la Direction général de l’aviation civile et l’Union Européenne sur des systèmes de missions civiles et militaires (plateforme informatique, gestion de vol, pilotage automatique etc.). « Le niveau d’exigences de nos calculateurs de vol est extrêmement pointu. Pour optimiser la compétitivité des produits, leur capacité et leur fonctionnalité, nous misons sur notre capacité à innover, avec toujours une longueur d’avance dans les études à venir. Nous sommes aptes, aujourd’hui, à fédérer des équipes très larges voire concurrentes, pour anticiper sur des concepts du futur », précise Gil Michielin, directeur commercial.

L’Alpha et l’Omega

Plus industrielle, la supply chain livre 64.000 équipements par an, réalisés avec une vingtaine de fournisseurs dont 48 000.rien qu’à Airbus. Une activité de flux de trois jours avec le transport, au départ de Toulouse pour le monde entier y compris la Chine, aux pieds des avions. Soit jusqu’à 90 équipements pour un seul avion.

Plus loin dans les couloirs vitrés, l’enfilade de cockpits (du futur A350, de l’ATR600, du Sukhoi…) foisonne de techniques high-tech aux fonctionnalités de plus en plus intelligentes, pour assister la navigation des équipages futurs. Les pilotes viennent d’ailleurs y tester ces avancées. Tandis que les cerveaux émulsionnent sur les bancs d’intégration, les cadres de laboratoires expliquent les procédures en cours. « Nous sommes l’Alpha et l’Omega », plaisante Luc Baron, designer chef du programme ATR600.
A raison de 200 millions d’euros le logiciel, l’intelligence de bord nécessite de fait des solutions et des choix techniques de plus en plus performants. En attendant les certifications de fin d’année comme pour l’avion russe, sur un marché prometteur mais en devenir, avide de stratégies sélectives. En marge de son savoir-faire initial, Thales Avionics ambitionne d’innover dans le domaine de la cabine. Avec un carnet de commande robuste, le groupe affiche une vision confiante de la sortie de crise, en ouvrant une trentaine de postes d’ingénieurs logiciel et/ou systèmes, jeunes diplômés ou confirmés d’ici la fin de l’année à Toulouse.

Anne-Marie Bourguignon

*Cryogénie : 70 salariés, Services : 550, Air systems : 70, Avionics : 890, Thales Alenia Space : 2500, Telespazio : 110.

 


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