Le pôle de compétitivité Cancer-Bio-Santé a tenu son conseil administration et son assemblée générale le 17 mars. L’occasion de faire le point avec son président, Pierre Montoriol, sur l’année 2009 et d’évoquer les perspectives pour 2010, en particulier pour les entreprises du secteur TIC.
- Quel bilan tirez-vous de l’année écoulée ?
Pierre Montoriol : Nous avons poursuivi notre développement avec la signature d’un contrat de performance avec les financeurs et l’augmentation du nombre de nos adhérents de 42 pour atteindre aujourd’hui le chiffre de 75. 13 nouveaux projets ont, par ailleurs, été labellisés qui ont occasionné 4 millions d’euros de financement public supplémentaires. Nous avons, enfin, mis en place nos domaines d’activité stratégique (DAS) axés autour de 4 pistes de travail qui sont « prévention (nutrition, environnement) », « diagnostic et molécules d’intérêt thérapeutique », « innovations technologiques » et « maintien à domicile, télésanté ».
- Quels ont été les moments forts de l’année 2009 ?
Pierre Montoriol : Outre les deux rendez-vous du pôle, nous avons organisé, en septembre dernier, l’European Cancer Cluster Partnering (ECCP), le premier événement Business to Business dédié au cancer et aux bioclusters européens spécialisés sur le cancer. Cette manifestation a été couronnée d’un franc succès puisque 97 accords de collaboration sont actuellement en cours de discussion.
- Le Pôle CBS s’est également dotée d’un club des investisseurs. Pourquoi ?
Pierre Montoriol : Le club des investisseurs, qui comprend 17 partenaires dont la région Midi-Pyrénées, la Caisse des Dépôts ou le réseau « Angels Santé », vise à créer une plateforme de discussion, d’échanges et de rencontres entre investisseurs et entreprises autour des questions de capital-investissement en santé. Nous avons, du reste, l’ambition d’augmenter, en 2010, le nombre de ses membres et des entreprises financées.
- Vous évoquiez, récemment, la nécessité de présenter des projets mieux structurés. Comment y parvenir ?
Pierre Montoriol : Nous avons, effectivement constaté, notamment chez les jeunes, que le projet financier et technique était sous-estimé au profit du volet recherche. Il faut, par exemple, étudier les marchés pour se rendre compte si le produit est vendable. On propose donc d’aider les PME à mieux structurer leur dossier en formant les porteurs de projets. Nous souhaitons, en outre, attirer les grands laboratoires mondiaux avec lesquels nous sommes en pourparlers.
- Le centre expert e-santé vient de voir le jour le 1er mars. Qu’en attendez-vous ?
Pierre Montoriol : C’est un projet d’envergure qui consiste à associer étroitement les patients, les aidants et soignants dans l’identification et le développement des futurs services e-santé. Nous avons réussi à asseoir à la même table des acteurs qui n’en avaient pas l’habitude. Il s’agit désormais de trouver des solutions pour améliorer le quotidien du patient.
- Les acteurs régionaux des TIC peuvent-ils y contribuer ?
Pierre Montoriol : Evidemment et ils sont d’ailleurs déjà impliqués, comme en atteste leur présence dans le conseil d’administration de CBS. Nous avons principalement des besoins en communication rapides et sécurisés pour transmettre, par exemple, des images de radiologie, auxquels les professionnels des TIC peuvent répondre. Idem pour les capteurs, utilisés pour détecter les mouvements ou surveiller les prises de médicaments chez les personnes âgées. En ce moment, ça bouillonne dans tous les sens et les TIC ont une belle carte à jouer.
Midenews
|