Spécialisé dans la communication des territoires, le cabinet gersois Location Marketing a pour premier objectif d’aider les collectivités ou les CCI à convaincre des entreprises exogènes à venir installer des activités. Que recouvre exactement le concept de marketing territorial ? Les réponses de Louise Gibbons, Directrice de l’agence.
- Votre agence est spécialisée dans le « marketing territorial » : que recouvre ce concept ?
Louise Gibbons : C’est l’aboutissement de 10 années d’expérience au sein des agences européennes de développement économique. A l’origine, nous proposions des services aux agences étrangères qui souhaitent faire la promotion de leur territoire en France (notamment la Principauté d’Andorre et l’Ile de Malte). Nous avons ensuite pu voir que les territoires français réclamaient de plus en plus un accompagnement en stratégie de positionnement et communication vers les entreprises exogènes, qu’elles soient étrangères ou situées dans d’autres régions françaises. Notre force est de pouvoir avoir une vision à la fois interne et externe ce qui nous permet de bien comprendre nos clients, leur métier et leurs objectifs.
- En quoi consistent précisément vos prestations ?
Louise Gibbons : Nous aidons tout d’abord les collectivités ou les organismes à formaliser leur stratégie en faveur de l’implantation de nouvelles entreprises. Sur cette base, nous intervenons sur des études d’analyse et de positionnement du territoire, la création d’une identité visuelle, sur la production de contenus spécifiques et sur les actions de promotion, comme la participation à des salons ciblés. Par ailleurs, grâce à notre double nationalité française et britannique, nous pouvons aider les entreprises locales en croissance à se développer sur les marchés anglophones.
- N’entrez-vous pas en concurrence avec les agences de développement économique ou les chambres consulaires ?
Louise Gibbons : Jamais, puisque ce sont nos premiers donneurs d’ordres. Concrètement, nous leur apportons des ressources humaines et des compétences qui leur difficile d’intégrer en renforçant leur effectif. Les missions que nous menons leur permettent par ailleurs de confronter leurs objectifs à un regard extérieur. De plus, nous disposons d’un « carnet d’adresses » qui nous permet de mobiliser très rapidement les compétences nécessaires pour réaliser les différentes prestations ou identifier les contacts qualifiés. C’est dans ce but que nous nous sommes associés à deux agences midi-pyrénéennes : Camatine pour les créations graphiques et MidiConcept pour les développements Internet
- Quelles sont vos principales interventions dans le Sud-Ouest ?
Louise Gibbons : Nous avons notamment mené ce type de projet pour le Conseil Général du Gers et 4 communautés de communes du département, en l’occurrence celles du Grand Auch, d’Arrats-Gimone, de la Save-Lisloise et des Coteaux de Gascogne. Plus récemment, la CCI du Gers et le Pays Adour Chalosse Tursan nous ont confié le développement de leurs portails Internet économiques.
- Etes-vous un acteur de la délocalisation ?
Louise Gibbons : Ce n’est pas notre rôle. Notre vocation est d’aider les territoires à identifier et à convaincre les entreprises en développement de venir installer des activités chez eux. L’enjeu n’est pas de faire miroiter des coûts immobiliers ou salariaux moindres qu’ailleurs. On travaille avec des entreprises qui sont en croissance et qui cherche à développer d’autres marchés nationaux et internationaux... Les TIC sont un secteur particulièrement dynamique en la matière, notamment parce qu’il continue d’afficher une croissance, malgré la crise. Il est certain qu’avec la conjoncture économique actuelle, il est plus important que jamais pour les collectivités d’afficher leurs avantages compétitifs à travers des actions de communication et de prospection ciblées. C’est aussi largement grâce aux nouvelles technologies web que les territoires arrivent plus facilement que jamais à créer une visibilité importante pour leur territoire, sans forcément employer des budgets trop importants.
Propos recueillis par Pascal Boiron
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