Libérer la croissance des PME de ce secteur d’activités : un des principaux crédos du syndicat professionnel. Comme à l’accoutumée, tous les ans, à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Toulouse, le syndicat professionnel est venu à la rencontre des décideurs toulousains du secteur des « logiciels et services ». Un rendez-vous co-organisé le 27 mai par La Mêlée, partenaire régional du Syntec. Objectif : échanger sur l’état du marché, et relayer les actions en cours. En l’occurrence, la CRCI a profité de l’occasion pour y expliquer les arcanes du 7 ème PCRD, lancé par l’Europe l’année dernière. Gérard Claverie, vice-président du Syntec Informatique, a quant à lui exposé la démarche de sensibilisation et de lobbying menée auprès du gouvernement et du MEDEF. Objet : le développement de l’économie numérique, l’amélioration de la croissance économique par les TIC. Une lettre avait d’ailleurs été envoyée aux candidats à l’élection présidentielle, contenant une série de propositions. Premier argument : en matière de croissance du PIB, l’écart avec les Etats-Unis, estimé à 1,5 % avant l’actuelle stagnation voire récession, serait dû aux TIC pour environ 1,2 %. « Un tiers de ces 1,2 % s’explique par la présence d’un secteur offreur très puissant aux Etats-Unis, et aux deux tiers par les usages, là aussi beaucoup plus importants dans les entreprises que chez nous », précise Gérard Claverie. Parmi les failles identifiées : une absence de vision stratégique partagée par les acteurs professionnels et publics. Est regretté aussi le nombre insuffisant de brevets déposés par les PME. Celles-ci disposant d’une offre de capital développement très insuffisante, notamment chez les éditeurs de logiciels. Autres menaces : beaucoup trop de dépenses informatiques consacrées aux changements de réglementation, ou encore, la montée en puissance des acteurs asiatiques. A jauger aussi : la politique d’attractivité et la gouvernance forte de l’action publique / privée instaurées par des pays comme le Canada, la Corée, le Japon, Israël, le Danemark, cités en référence. Enfin, la désaffection des jeunes pour les études et les carrières techniques et scientifiques est soulignée. Pour résoudre ces problématiques, le Syntec Informatique mise largement sur les petites et moyennes entreprises et propose : - de geler les seuils fiscaux que doivent digérer les PME quand elles passent de 0 à 10 salariés à la tranche de 10 à 20 salariés, puis à celle de 20 à 50 salariés - un accès au financement des PME qui pourrait s’inspirer du système israélien : 1 euro public pour 1 euro apporté par un investisseur privé - la mise en place d’un Small Business Act à l’européenne - la poursuite et le développement du Pacte PME, qui engage ses membres grands groupes à auditer, rencontrer et engager des PME innovantes en sous-traitance ou R&D - la création d’un secteur « franc » dédié aux éditeurs de logiciels, à l’instar par exemple des zones franches urbaines - simplifier l’ensemble des aides aux entreprises innovantes - développer fortement les usages dans les entreprises et dans la société, en lançant notamment de grands programmes liés à la santé, l’éducation, la sécurité et les transports Quelques opportunités, enfin, que le Syntec Informatique appelle à saisir rapidement : les nano et bio technologies, qui font amplement usages de technologies de l’information, l’électronique communicante (autrement dénommée « Machine to Machine »), le Web 2 et le Très Haut-Débit. In fine, le Syntec Informatique promet que l’application de ces recommandations apporterait un demi point de croissance supplémentaire à la France. Il serait même possible d’ajouter 0,7 point, estime la Commission Attali. Frédéric Dessort, Mid e-News
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