10 organisations européennes représentatives du e-commerce ont signé hier, 25 mai 2001, un communiqué commun pour affirmer leur opposition aux nouvelles règles définies par l’Europe et qui ont présentées au vote du parlement en 1ère lecture le lundi 30 mai dernier
Midenews a commencé à en parler dès le 31 mars dernier : la filière du e-commerce s’oppose aux nouvelles règles prévues par l’Europe et qui seront présentées en première lecture au parlement dès ce lundi 30 mai. Concrètement, trois articles sont incriminés (n° 16, 17 et 22 bis) : ils portent sur le remboursement des produits achetés avant que le produit retourné soit réceptionné par le vendeur, sur l’allongement du délai de rétractation ou sur l’obligation de livrer dans les 27 pays de l’Union avec des notices en 25 langues.
10 organisations européennes représentatives du e-commerce ont signé hier, 25 mai 2001, un communiqué commun pour affirmer leur opposition à ce projet de réglementation : ADIGITAL (Espagne), BeCommerce (Belgique), FDIH (Danemark), la FEVAD (France), IMRG (Angleterre), Netcomm (Italie), EMOTA (Europe), Thuiswinkel (Pays-Bas), VERKKO (Finlande) et TOUCHE PAS MA E-BOUTIQUE (France)
Un coût estimé à 10 milliards d’euros
« Si cette réglementation devait être adoptée, le e-commerce européen pourrait perdre 10 milliards d’euros, sur un chiffre d’affaires estimé à 30 milliards », affirme Sandrine Lavigne, fondatrice du site toulousain Planicook et à l’origine du groupe « Touche pas à ma e-boutique », dont la pétition a recueilli 1 240 signatures à ce jour.
« Au-delà du chiffre d’affaires, il faut savoir que la filière du e-commerce représente 15% de la croissance française et qu’elle génère de nombreux emplois pour les jeunes. Personne n’a intérêt à la mettre en danger », conclut Sandrine Lavigne.
La Hongrie, actuellement à la présidence de l’Union européenne, s’est de son côté déclarée favorable à cette nouvelle réglementation.
Pascal Boiron, Midenews |