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Samedi, 06 Octobre 2012 16:00 |
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Le mouvement des « pigeons » s’est développé comme une traînée de poudre sur Internet et les réseaux sociaux depuis début octobre. Qui sont ces « pigeons » ? Des créateurs de startups, actifs dans le domaine numérique pour la plupart. Leur cible est le projet d’article de Loi de Finance qui concerne la taxation à plus de 60% des plus-values des transactions liées à la cession d’entreprises.

Cela pose un problème à priori simple : les fonds d’investissement et les « business angels » injectent de l’argent parce qu’ils sont persuadés qu’ils récupéreront plus que leur mise. Le changement, c’est que le passage à 60% de cette taxation sur les plus-values des cessions d’entreprises va avoir un effet mécanique immédiat : les investisseurs seront certains qu’ils récupèreront forcément moins que ce qu’ils ont misé. Bref, ils ne miseront plus du tout sur des startups françaises.
Voilà ce qui fait logiquement peur aux « pigeons » : si ces mesures sont adoptées, les professionnels de la finance parlent d’une « mort annoncée du capital risque en France ». Le quotidien économique Les Echos cite à ce propos Philippe Colombel de France Digitale : « En combinant les mesures, on arrive à des taux d’imposition de plus de 90% pour les investisseurs, c’est de la folie ! ».
En attendant de savoir si ces projets vont être adoptés ou abandonnés, la communauté des investisseurs a un réflexe compréhensible : « on gèle ! »
La décision d’amender ou non ces mesures fiscales doit être prise d’ici la fin octobre.
Midenews
Crédit : © Inna Finochka - Fotolia.com
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