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Samedi, 21 Janvier 2012 16:36 |
« Nous sommes très puissants. L’heure est venue d’agir. » Voici la réponse qu’ont diffusé les Anonymous juste après la fermeture du site de téléchargement megaupload.com par la justice américaine, le 19 janvier dernier (le dirigeant et six de ses associés ont été arrêtés en Nouvelle-Zélande, les serveurs bloqués l’ont été à Hong-Kong). En l’occurrence, le débat sur la protection des droits d’auteur n’est toujours pas tranché, et les responsables politiques ont été très nombreux à prendre position pour ou contre le blocage des serveurs de Mega Upload, ainsi que sur la nécessité d’arrêter les dirigeants de l’entreprise.
En fait, le sujet le plus marquant est sans doute que le « déni de service » devient une arme systématiquement utilisée par le monde de l’Internet pour exprimer son mécontentement.
Rapidement, les sites du ministère de la justice des Etats-Unis, celui d’Universal, celui du FBI ou celui d’Hadopi ont en effet été attaqués et sont restés inaccessibles durant plusieurs heures.
Le 20 janvier, la présidence de la République française a publié un communiqué indiquant que l’Etat français était favorable à cette opération. Quelques heures plus tard, le site Internet de l’Elysée a lui aussi été bloqué.
Le 21 janvier, les Anonymous ont demandé que le service Mega Upload soit à nouveau disponible trois jours plus tard, soit ce mardi 24 janvier. Sinon ? Sinon ils bloqueront les sites de banques américaines, de l’ONU, de Facebook, de Twitter, de You Tube, de la Play Station Network de Sony, de la X Box Live de Microsoft, etc. Et ils préviennent que les serveurs des sites en questions ont déjà été infiltrés…
Les motivations des « hackeurs » sont pour l’instant politiques, mais qu’adviendra-t-il si le déni de service devient une arme commerciale, par exemple pour pénaliser ses concurrents, de façon anonyme ?
Les logiciels permettant de bloquer n’importe quel site Internet sont en effet disponibles gratuitement sur le web et la valeur ajoutée des hackers consiste désormais à garantir l’anonymat du commanditeur de l’attaque.
Si vous pensez que menacer toute entreprise qui a un site Internet va devenir un business, vous pouvez nous le dire (anonymement, bien sûr).
Midenews
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