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Voilà ce que pourrait aujourd’hui dire un « vioque » sur l’omniprésence des réseaux sociaux sur Internet : « Le père s'habitue à devoir traiter son fils d'égal à égal et à craindre ses enfants, le fils s'égale à son père, n'a plus honte de rien et ne craint plus ses parents, parce qu'il veut être libre (…). À tout cela s’ajoutent encore ces petits inconvénients : le professeur, dans un tel cas, craint ses élèves et les flatte, les élèves n'ont cure de leurs professeurs, pas plus que de tous ceux qui s'occupent d'eux ; et, pour tout dire, les jeunes imitent les anciens et s'opposent violemment à eux en paroles et en actes, tandis que les anciens, s'abaissant au niveau des jeunes, se gavent de bouffonneries et de plaisanteries, imitant les jeunes pour ne pas paraître désagréables et despotiques. »
Le problème, c’est que ce n’est pas le discours exaspéré d’un retraité de 2011 sur la façon dont ses petits-enfants sur-utilisent Facebook, cela date de 23 siècles et que c’est signé Platon.
De là à penser que ceux qui sont nés après 1982 (il paraît que c’est le début de la génération Y) sont « cons », il n’y a qu’un pas que l’on peut à la fois franchir et mettre à l’épreuve : que ceux qui sont nés après cette date démontrent à leurs prédécesseurs qu’ils sont moins « cons » qu’il n’y paraît.
Evidemment, on dit ça parce qu’on est né avant 1980, parce que nos parents, qu’est-ce qu’on les trouvait…
Midenews
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