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Les pays occidentaux ont apparemment trouvé le filon qui leur permettraient de conserver une longueur d’avance sur leurs nombreux nouveaux concurrents : les idées et, d’une manière générale, tout ce qui est considéré comme « immatériel ». Parmi ces idées, on va de plus en plus entendre parler de l’économie du partage.

Est-ce vraiment nouveau ? Certes non. Une des illustrations les plus éloquentes de ce principe a été fournie voilà plusieurs siècles dans le fourmillement des contes des Milles et Unes Nuits, condensé des fondamentaux de la civilisation indo-européenne.
Voici un résumé de l’histoire en question. L’anecdote est censée se passer il y a plus de mille ans, au Moyen-Orient, lors d’une crise économique (mais sans agences de notation).
Concrètement, un restaurateur réputé dépose une plainte contre un pauvre qui humait les odeurs qui s’échappaient de la cuisine de son établissement. Pourquoi ?
« Mais parce qu’il sent l’odeur des plats que je prépare sans les payer et que je veux un dédommagement ! ».
L’affaire passe devant le tribunal local et le juge tranche. « Je donne raison à ce restaurateur. Puisque cet individu a senti l’odeur des mets, il doit me donner immédiatement une pièce de monnaie ! ».
Le juge saisit la pièce que lui tend le pauvre et se tourne vers le restaurateur en faisant tinter le sou contre un objet en métal.
« Monsieur le restaurateur, entendez-vous bien le son de cette pièce ? », demande le juge.
« Oui Monsieur le juge, je l’entends et je pense que c’est une bonne décision, même si la somme est modique. »
Il rend alors la pièce au pauvre. « Monsieur, vous avez senti la cuisine de ce restaurant sans payer, mais vous venez de le payer en lui faisant écouter le bruit de cette pièce. Il est donc dédommagé et l’affaire est close. »
C’est notamment de cela dont on parlera le 7 décembre prochain à Toulouse, lors de la 4ème Nuit des Réseaux, avec les interventions de Robin Chase, créatrice du système des voitures partagées (tel Zipcar), et de Serge Soudoplatoff, auparavant Directeur de la Stratégie de France Télécom.
Pour conclure, quasiment tout ce qui est possédé peut être partagé, et la véritable nouveauté, c’est que ce n’est en rien incompatible avec le business.
A ce propos, de nombreux acteurs de la filière numérique se demandent en Europe pourquoi l’Asie s’intéresse d’ores et déjà à cette « économie du partage » et pourquoi ces pays encore « maigres » nous prêteraient (ou donneraient) de l’argent. Pour ne pas répondre de façon trop complexe à ces interrogations à priori simples, la Chine sait piocher dans son impressionnante somme d’aphorismes et répond : « quand les gros maigrissent, les maigres meurent ».
A suivre, donc…
Midenews
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