mardi 22 mai 2012
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Emplois et TIC : quel est le bon âge ? PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 21 Octobre 2011 05:13
En matière d’emplois, la filière numérique vit une situation paradoxale. Alors que les compétences inemployées sont de plus en plus nombreuses selon les statistiques, les principaux employeurs affirment qu’ils ont de plus en plus de mal à recruter et sont tentés de parler d’une « pénurie » de candidats adaptés. Le phénomène est récurrent et ne date pas d’hier, mais il prend aujourd’hui une ampleur inédite, notamment dans le Sud-Ouest. Pourquoi ?

On peut légitimement se demander pourquoi les entreprises des TIC qui cherchent à recruter des salariés dans le grand Sud-Ouest de la France ont tant de mal à le faire, alors que les établissements de la région délivrent un nombre de diplômes statistiquement supérieur à la demande et que les compétences inemployées paraissent de plus en plus nombreuses.

Les éléments de réponse sont bien-sûr multiples (et sont liés, on va le voir), mais n’en citons que trois, pour amorcer le débat (de fait, tous vos témoignages seront les bienvenus).
La première explication – aussi saugrenue qu’elle paraisse à ceux qui apprécient la qualité de vie du Sud-Ouest – est que ce territoire ne fait pas forcément rêver ceux qui y étudient ou ceux que l’on sollicite pour s’y installer.
Le second élément de réponse (qui est effectivement lié au précédent) est que les salaires restent systématiquement inférieurs dans le Sud-Ouest que ceux que l’on peut obtenir dans d’autres régions de France, en Ile-de-France ou à l’étranger.
Passons maintenant à la troisième explication : le niveau d’exigence des employeurs potentiels est disproportionné par rapport à ce qu’ils proposent. Si l’on croise les différents critères que l’on retrouve dans les annonces, il faudrait idéalement (pour obtenir un poste à responsabilité) être né entre 1969 et 1981, être plutôt un homme sans enfant, avoir un niveau d’étude élevé et plusieurs années d’expérience à des postes comparables, afficher une image « propre » sur les réseaux sociaux, disposer d’un carnet d’adresses significatif en dehors du Sud-Ouest, etc.
Avec un tel curriculum vitae, les talents concernés (et ils ne manquent pas) pourraient avoir envie d’aller travailler aux Etats-Unis ou en Chine, ne serait-ce que pour gagner beaucoup…
C’est ce qui se passe ? Ah bon ! On ne savait pas…

Midenews

 


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