|
S'il existe aujourd'hui un consensus sociétal, rare pour être notable, c'est celui de l'importance majeure de l'innovation sur notre développement économique futur avec ses conséquences sur la création de valeurs et d'emplois. Si l'objectif est clair et avéré et si l'on présuppose un esprit entrepreneurial suffisant, se pose logiquement la question : comment stimuler positivement et durablement l'innovation ? A cette question, une réponse (il y a en a beaucoup d'autres) consiste en cette «fable» du 21ième siècle «le couvoir et le financier». Cette fable est un binôme, dont l'enchaînement vertueux peut être un facteur clé de succès. En effet, le couvoir, c'est la mise en réseau de structures diverses mais complémentaires : des pépinières à l'incubateur, des technopoles à des parcs scientifiques … destinées à fertiliser des compétences, des projets. Deux points peuvent apparaître comme déterminants : - Une gestation suffisante … un accompagnement durable pour faire éclore un projet viable mais en aucun cas une sortie prématurée,
- Une spécialisation (TIC ou biotechs, ou secteur industriel …) constitutif d'un pôle de compétences clairement identifié, véritable fil conducteur d'un savoir-faire régional.
Le financier, ensuite, c'est principalement l'ensemble du capital-amorçage et du venture capital. On pourrait aussi ajouter des business-angels et plus rarement des banquiers. Quatre ans après l'éclatement de la bulle Internet, les capitaux risqueurs espèrent enfin être sortis du purgatoire et retrouver une franche reprise. De nombreux indicateurs tendent à le prouver. Les conditions sont-elles pour autant acquises pour un bon fonctionnement du binôme ? Partiellement … mais pas totalement. En effet, c'est dans la bonne articulation entre les politiques des «clusteurs» (l'incubation des projets) et les attentes des investisseurs que résident les clés de la réussite. En d'autres termes, il s'agit de «préparer» un projet en amont pour lui donner les meilleures chances d'être financé en aval ou en synthèse, la bonne adéquation du projet aux normes du capital risque et de l'amorçage, la coopération voire le dialogue sont déterminants. C'est à ces conditions que l'innovation émergera et créera de la valeur. Il est à la mode aujourd'hui de mettre en présence des projets et des financiers. Le 14 octobre prochain le 1 er événement de ce type en Midi-Pyrénées sera construit : «MIPINVEST» . C'est une bonne illustration de cette recherche (pas désespérée) entre les porteurs de projets innovants et leurs futurs partenaires financiers. Le Groupe IRDI s'est bien entendu associé avec enthousiasme à cette opération. Souhaitons que cette rencontre permette l'éclosion d'une prochaine «sucess story» midi-pyrénéenne, belle application de notre fable moderne. Christian REYNAUD PDG, IRDI Midi-Pyrénées
|