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Édito
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Lundi, 16 Février 2004 17:13 |
Chaque entreprise appréhende particulièrement la nécessité de s’adapter et innover dans les évolutions techniques et technologiques gage de compétitivité et de pérennité, mais aussi de développement. Les procédures et processus sont particulièrement concernés par la veille économique pour laquelle les PME portent ostensiblement et presque naturellement un effort particulier. Souples, réactives, adaptables, les PME bénéficient d’une reconnaissance particulière de leurs clients par rapport à ces atouts, mais ces valeurs, certes indispensables, peuvent devenir fragilisantes si elles ne s’accompagnent pas aujourd’hui des innovations dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (T.I.C) et des organisations. L’informatisation dans les années 90 a certes immergé la totalité des PME dans une approche culturelle plus qualitative et mieux organisée, mais cette adaptation s’est opérée autour de « l’outil » GPAO, dans une vision pragmatique de saisie, de traitement et de contrôle informatique dans les différentes fonctions principales de l’entreprise. De cette innovation industrielle conventionnelle, il faut maintenant passer à l’innovation structurelle efficace. Les adaptations doivent faire place au vrai changement. L’attentisme des Pme dans cette intégration des T.I.C et les craintes d’appliquer les concepts de fonctionnement en réseaux ouverts internes et externes deviennent de plus en plus préjudiciables, et vont progressivement devenir pénalisants, voire isolationnistes. Ces technologies nouvelles appliquées, avec leur évolution permanente, modifient particulièrement les règles de fonctionnement internes, mais surtout dans tous les liens avec les clients, les fournisseurs, les sous-traitants et les partenaires institutionnels. Les PME doivent intégrer, quelques soient leurs métiers, ces nouvelles technologies, devenues maintenant cohérentes et adaptables à tous : Internet, site Web, couriel, visio-conférence, workflow, ERP …, ces thermes ne peuvent plus rester dans l’ignorance et le refoulement, ils supplantent progressivement nos bons vieux outils et méthodes du siècle dernier et surtout se généralisent dans le B to B et le B to C, bousculant toutes les méthodes de marketing, commercial, aide à la décision, management, GRH, reporting etc…. Pour cela, la simple intégration et adaptation à l’outil ne suffit plus, c’est un nouveau challenge de l’entreprise étendue qui s’impose, bouleversant en profondeur les organisations et les habitudes. « Les portes du changement doivent s’ouvrir de l’intérieur, et la reconnaissance d’une entreprise sont les fenêtres qui doivent s’ouvrir vers l’extérieur ». Autant dire qu’avec un environnement de l’entreprise en totale mutation depuis bientôt une décennie, la première priorité pour un dirigeant est d’en prendre conscience et d’analyser ses propres écarts à combler dans une vision globale des risques induits. Cette innovation, encore refoulée, par la perception d’être déconnectée des enjeux directs économiques, d’apparaître inutile, improductive ou non rentable, fait peser un danger grandissant et bientôt irréversible à ceux qui s’en affranchissent. Savoir-faire et faire-savoir doivent maintenant se compléter à tout instant dans un modèle ouvert sur les nouvelles autoroutes des voix, données et images. Innover dans ce domaine est pour les PME le principal enjeu du maintien de cette reconnaissance qui est encore à leur crédit, mais le temps presse . Le GIPI, depuis 25 ans, par sa vocation historique, a toujours porté dans sa finalité toutes les logiques d’innovation et de transferts de technologies vers les 50 PME-PMI adhérentes, et particulièrement sur l’informatisation et l’ouverture récente aux TIC. Le constat actuel est qu’elles restent toutes en développement permanent, dans une totale réussite économique de croissance et d’emploi. L’entraide et les échanges permanents d’expériences apportent considérablement dans les choix et les prises de décision, particulièrement dans ces domaines incertains et difficiles. La prochaine édition de la Mêlée Numérique du 16 mars prend un sens particulièrement capital dans tout ce qu’elle peut emmener de conseil, d’aide et d’appui aux PME dans cette prise de conscience et d’engagement impératifs à ce jour.
Gérard LIBEROS Président du GIPI (Groupement d’Innovation pour l’Industrie)
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