vendredi 10 février 2012
Bannière
Accueil > Édito > Le retour en avant du progrès en arrière
Le retour en avant du progrès en arrière PDF Imprimer Envoyer
Édito
Lundi, 05 Juillet 2010 16:45

Et si le progrès consistait aujourd’hui à revenir une quarantaine d’années en arrière en matière de TIC ? Le principe est simple : on repart de l’année 1968, année au cours de laquelle on s’est trompé de chemin au niveau technologique, et on reprend la bonne direction, avec quatre décennies d’expérience en plus : une informatique centralisée, plus efficace, plus économe et plus facilement administrable. « Informatique centrale » n’étant pas un nom facile à porter, on parle de « virtualisation », de « cloud computing » ou de « IaaS » (Infrastructure as a Service). Tout n’est en fait qu’une question de vocabulaire et d’acronymes. Repartons donc de 1968. Cette année là, un des films nominés aux Oscars est « 2001, l’odyssée de l’espace », de Stanley Kubrick. Le héros du film est l’ordinateur central qui dirige le vaisseau spatial, et qui devient au fil des minutes un insupportable dictateur. Il s’appelait HAL. C’est bien sûr un hasard si l’on obtient en remplaçant chacune des trois lettres par celle qui lui succède dans l’alphabet… IBM. IBM, nom alors associé à l’informatique centrale, qui allait bientôt être menacé par la montée en puissance des mini-ordinateurs. La fronde était notamment conduite durant les années 70 et 80 par un autre constructeur américain, Digital Equipments, qui avait conçu le système d’exploitation VMS. Mais tout cela paraissait encore trop centralisé pour des hurluberlus tels que Steve Jobs ou Bill Gates, qui militaient pour le « micro » ordinateur. Avec un sens de l’humour très kubrickien, les équipes de Microsoft lancèrent dans les années 90 « Windows New Technology », soit WNT. De nouveau, c’est bien sûr un hasard si l’on obtient en remplaçant chacune des trois lettres par celle qui la précède dans l’alphabet… VMS. Depuis, Digital a été racheté par Compaq, qui a été racheté par HP, et IBM ne fabrique plus de « micro-ordinateurs », appareils qui apparaissent de plus en plus ringards. Le « must », c’est aujourd’hui de disposer d’un écran – très design de préférence – connecté à un gigantesque ordinateur central, via Internet (inventé en 1973 par les scientifiques qui travaillaient sur les programmes spatiaux américains, lesquels avaient vu « 2001, l’odyssée de l’espace »). Dès lors, on peut tout imaginer, y compris qu’un constructeur comme Apple propose un écran dépourvu d’intelligence directement relié aux enfants de HAL… Au fait, l’iPad est commercialisé en France depuis le mois dernier.

Midenews

 


Autres articles :


Ajouter un Commentaire

Réagissez à l'article en remplissant le formulaire ci-dessous.


Code de sécurité
Rafraîchir

Conception : agoranet - Réalisation : MidiConcept - Hébergement : FullSave