|
Depuis la fin 2008, on mesure les conséquences de la crise à l’aune des baisses de chiffres d’affaires et de l’exacerbation de la concurrence. Dans le domaine des TIC, comme dans d’autres secteurs des hautes technologies, la principale menace pourrait bien être ailleurs : des lignes de front apparaissent malheureusement au sein même des entreprises, entre les différents services, voire dans les services.
Les coûts de cette dérive sont difficilement chiffrables mais ils ont des conséquences très concrètes sur le moral des salariés et leur niveau de performances.
Une des oppositions les plus sensibles implique les services financiers et les équipes commerciales. Le différend n’est pas nouveau mais il prend des proportions qui peuvent le rendre ingérable.
Une phrase suffit pour résumer ce basculement : les commerciaux ne sont plus rémunérés sur la base de ce qu’ils ont vendu mais sur les sommes exactes encaissées par l’entreprise. A la base, cette « culture cash » devait permettre d’impliquer les forces de vente dans le travail de recouvrement des factures et les convaincre de ne pas vendre à des clients à la solvabilité douteuse. Dans les faits, les commerciaux comprennent plutôt que leur salaire a diminué et qu’ils sont désormais responsables de la relance des clients débiteurs.
D’autres lignes de fracture se sont ainsi renforcées, notamment entre les services dits « de support » (administratifs, financiers, services généraux, marketing, etc.) et « opérationnels » (production et commerciaux) : les centres de coût contre ceux qui alimentent la trésorerie, pour résumer.
Le danger qui guette les entreprises hi-tech est que l’indispensable unité de leurs salariés cède le pas à des solidarités corporatistes. Au final, il y aurait alors plus d’affinités entre les commerciaux de sociétés concurrentes qu’entre les différents services d’une même équipe.
Faisons un parallèle simpliste avec le football. C’est un peu comme s’il y avait plus de solidarité entre les attaquants de deux équipes adverses qu’entre les attaquants et les défenses respectives. Si l’on cautionne ce principe, on peut tout imaginer : par exemple, la sélection française pourrait perdre contre l’équipe seconde de l’une des nations les plus faibles du monde en football, comme la Chine par exemple.
Heureusement, tout cela est de la science fiction…
Midenews
|
Commentaires
Cordialement.
Patrick POIRAUD.
DG Comatek SAS Citer
Je trouve cette analyse un peu légère et partiale. D'un toutes les entreprises ne sont pas concernées, de deux, je pense que cette évolution est positive et je m'explique : si les commerciaux sont rémunérés en fonction des bénéfices de l'entreprise, cela me parait normal. Citer
Flux RSS pour les commentaires de ce poste.