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Comment se tromper de combat PDF Imprimer Envoyer
Édito
Lundi, 14 Juin 2010 16:45

Depuis la fin 2008, on mesure les conséquences de la crise à l’aune des baisses de chiffres d’affaires et de l’exacerbation de la concurrence. Dans le domaine des TIC, comme dans d’autres secteurs des hautes technologies, la principale menace pourrait bien être ailleurs : des lignes de front apparaissent malheureusement au sein même des entreprises, entre les différents services, voire dans les services.

Les coûts de cette dérive sont difficilement chiffrables mais ils ont des conséquences très concrètes sur le moral des salariés et leur niveau de performances.

Une des oppositions les plus sensibles implique les services financiers et les équipes commerciales. Le différend n’est pas nouveau mais il prend des proportions qui peuvent le rendre ingérable.

Une phrase suffit pour résumer ce basculement : les commerciaux ne sont plus rémunérés sur la base de ce qu’ils ont vendu mais sur les sommes exactes encaissées par l’entreprise. A la base, cette « culture cash » devait permettre d’impliquer les forces de vente dans le travail de recouvrement des factures et les convaincre de ne pas vendre à des clients à la solvabilité douteuse. Dans les faits, les commerciaux comprennent plutôt que leur salaire a diminué et qu’ils sont désormais responsables de la relance des clients débiteurs.

D’autres lignes de fracture se sont ainsi renforcées, notamment entre les services dits « de support » (administratifs, financiers, services généraux, marketing, etc.) et « opérationnels » (production et commerciaux) : les centres de coût contre ceux qui alimentent la trésorerie, pour résumer.

Le danger qui guette les entreprises hi-tech est que l’indispensable unité de leurs salariés cède le pas à des solidarités corporatistes. Au final, il y aurait alors plus d’affinités entre les commerciaux de sociétés concurrentes qu’entre les différents services d’une même équipe.

Faisons un parallèle simpliste avec le football. C’est un peu comme s’il y avait plus de solidarité entre les attaquants de deux équipes adverses qu’entre les attaquants et les défenses respectives. Si l’on cautionne ce principe, on peut tout imaginer : par exemple, la sélection française pourrait perdre contre l’équipe seconde de l’une des nations les plus faibles du monde en football, comme la Chine par exemple.

Heureusement, tout cela est de la science fiction…

Midenews

 


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Commentaires  

 
#5 POIRAUD 2010-06-08 21:47 Sérieusement, il faut sortir de ce cycle. Aux States par exemple, les commerciaux ne toucheront jamais autant que les ingénieurs. Car, autant on peut changer un commercial, autant il est plus difficile de changer d'ingénieurs ! ce n'est donc que la remise à l'heure des pendules. Que cela soit indexé au niveau global d'une entreprise me semble logique dans la mesure ou c'est toute une équipe qui construit un produit, offre un service et le vend au final. Tout le monde doit donc être solidaire.
Cordialement.

Patrick POIRAUD.
DG Comatek SAS
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#4 POIRAUD 2010-06-08 21:47 Mesurer la performance d'un commercial et donc sa rémunération au seul C.A. qu'il rapporte est une vision biaisée ! N'oublions que les premiers producteurs de services ou de produits sont les ingénieurs eux-mêmes ! Et que ces derniers ne sont jamais rétribués en fonction de la performance de ce qu'ils fabriquent ! Je trouve donc que c'est un juste retour des choses, et que les ocmmerciaux devraient plus s'épauler entre eux au sein d'une même entreprise au lieu de la jouer perso. Citer
 
 
#3 POIRAUD 2010-06-08 21:46 Ce que je trouve anormal est qu'ils continuent pour certains à faire bande à part au sein de leur propre entreprise en alignant contrats sur contrats, alors que d'autres moins doués dans la tchache ou simplement moins dotés dans leur portefeuille doivent se battre avec des clients récalcitrants, difficiles, et vendre un produit ou un service qui n'est pas le fleuron de l'entreprise. Citer
 
 
#2 POIRAUD 2010-06-08 21:43 Bonsoir,

Je trouve cette analyse un peu légère et partiale. D'un toutes les entreprises ne sont pas concernées, de deux, je pense que cette évolution est positive et je m'explique : si les commerciaux sont rémunérés en fonction des bénéfices de l'entreprise, cela me parait normal.
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#1 Fred 2010-06-08 12:05 Qu'il y ait des affinités entre les commerciaux d'entreprises concurrentes est loin d'être nouveau, comme il se doit dans nos terres Cassoulet…Un état de fait qui sans doute se renforcera à l'aune de cette cash-culture… ou de cette culture du clash ? Citer
 

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