|
Édito
|
|
Lundi, 11 Janvier 2010 18:16 |
|

Nous fêtons en ce début d’année le dixième anniversaire de la monumentale « gueule de bois » qui a succédé à la nuit de la Saint Sylvestre 1999. Souvenez-vous : le 1er janvier 2000 à 0 heure, tous les systèmes informatiques du monde devaient être détruits par un terrible « bug ». On nous laissait imaginer des milliers d’avions en danger, la Terre privée de télécommunications, de banques, d’industries, etc. De fait, ils furent peu nombreux à prendre l’avion ce soir là, sans compter que de nombreuses entreprises avaient mobilisé leurs équipes pour veiller au grain. Les télévisions diffusaient en boucle les images d’informaticiens réveillonnant à leur bureau. Comme chacun sait, il ne s’est rien passé. Le bug de l’an 2000 n’était qu’une magnifique supercherie. On se souvient également que le mois de janvier 2000 avait été consacré à faire le bilan financier de cette mauvaise plaisanterie. Les commandes et les voyages annulés, les heures supplémentaires, le temps perdu ou, bien sûr, l’explosion des ventes d’antivirus : les estimations des pertes directes allaient de quelques dizaines à plusieurs centaines de milliards de dollars. Au final, ce fut probablement le réveillon le plus coûteux de l’histoire de l’humanité. Tous les décideurs de l’époque affirmèrent que la leçon avait été bien comprise et qu’on ne les y reprendrait plus. Qu’auraient-ils répondu si on leur avait affirmé que, exactement 10 ans plus tard, l’Etat français irait acheter près de 100 millions de doses de vaccin pour prévenir un risque potentiel de pandémie de grippe ? Ils auraient bien sûr affirmé que c’était absolument impossible, que le virus soit informatique ou réel. L’actualité de ces derniers jours n’amène qu’un constat : les débuts de décades sont propices aux gueules de bois.
Midenews
|
Commentaires
Ne pourriez-vous pas rester dans votre domaine de l'information informatique, plutot que de déborder sur un avis personnel hors de propos.
Je suis dans une communauté de parents ayants des enfants très fragiles des poumons, pour lesquels la grippe en général peut être létale.
Si l'ensemble de la population se vaccine cela enraye l'épidémie, ne soyez pas si vindicatif,c'est un principe de précaution.
Ne comparez plus la santé et l'informatique, merci pour nos enfants.
Olivier GACHET. Citer
Flux RSS pour les commentaires de ce poste.