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Édito
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Samedi, 31 Octobre 2009 17:39 |
Et le "potisme" ?
Le mot « népotisme » est redevenu à la mode à la faveur des suspiscions qui ont pesé sur le fils de notre Président de la République. Si cette actualité est déjà de « l’histoire ancienne », le climat qui s’instaure n’augure rien de bon : nous pourrions tous bientôt être accusés d’avoir favorisé un proche, un parent ou un ami. Et qui, parmi ceux qui le pouvaient, ne l’a pas fait ? Par définition « moderne », le secteur des nouvelles technologies ne se développe pas en dehors de la société et sait très bien emprunter ses usages. Qui, dans ce secteur, peut affirmer qu’il ne doit pas à quelques relations d’être à son poste, en petite ou en grande partie ? Les réseaux sociaux qui font aujourd’hui flores sont eux-mêmes des hymnes aux relations « intéressées » (on peut dire « win-win » si l’on veut rester politiquement correct). Il ne faudrait pas que la capacité à développer un tissu relationnel devienne une tare. Pour en revenir à ce fameux népotisme, le seul moyen d’y échapper est de s’en tenir à l’origine première du mot. Un mot que l’on doit à l’Italie, et plus précisément aux papes et hauts dignitaires de l’Eglise, à qui l’on reprochait d’accorder trop de faveurs à leurs familles. Les religieux catholiques n’ayant pas de descendance, les avantages concernaient tout d’abord leurs frères, sœurs ou neveux. Justement, « neveu » se dit « nipote » en italien, d’où notre « népotisme ». Le terme n’a donc rien à voir avec « pote », lui-même dérivé de « poteau » (qui soutient). On vous rassure donc : vous pouvez continuer à favoriser vos amis sans faire de népotisme ! Ca, c’est simplement du « potisme ». Par contre, l’été prochain, les stagiaires qui porteront le même patronyme que le chef de service ou le Directeur Général n’auront pas la tâche facile…
Midenews
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