jeudi 17 mai 2012
Bannière
Accueil > Regard sur > Dossier e-santé (1) : Pourquoi le réseau du CHU de Toulouse passe au très haut-débit
Dossier e-santé (1) : Pourquoi le réseau du CHU de Toulouse passe au très haut-débit PDF Imprimer Envoyer
Regard sur
Vendredi, 18 Juin 2004 14:24
Télédiagnostic, visio-conférence, (futur) dossier partagé, réseaux de santé partageant informations et expérience ... Les nouvelles technologies entrent peu à peu dans les moeurs des professionnels de la santé. Mais qu'en est-il à l'échelle d'un complexe hospitalier ? Le CHU de Toulouse, qui regroupe une dizaine de sites, fait la démonstration que ces nouveaux usages sont conditionnés par la qualité et la capacité des débits de ses réseaux informatiques. C'est aussi à cette échelle que les usages de demain sont testés grandeur nature.

" Il y a trois ans, nous disposions de liaisons louées qui nous offraient des débits de 2 Mbit/s pour interconnecter les hopitaux de Rangueil, de Purpan, Larrey, La Grave et Hotel Dieu - les principaux sites du CHU répartis sur la ville de Toulouse, explique Christian Gleyroux, responsable informatique du CHU. " Depuis, la transformation de notre paysage télécom a été radicale. En 2001, nous avons initié le remplacement des lignes téléphoniques de France Télécom par la fibre optique de Complétel. Les débits sont passés à 155 Mbit/s, puis au Gigabit depuis quelques jours. Nous avons progressivement repensé notre informatique et développé de nouveaux services internes."

L'imagerie médicale partagée : des fichiers de 600 MOctets sont envoyés au travers du réseau !


Première application développée : un sous-réseau dédié reliant Rangueil, Purpan et l'Hotel Dieu permettant l'échange d'images médicales : radios, scanners, IRM. Un usage qui se développe peu à peu, et qui autorise l'envoi de fichiers particulièrement lourds. Les IRM réalisées par les scanners de dernière génération produisent des documents en trois dimensions dont le poids peut atteindre de "600 Mo à 1 Go". Difficile d'imaginer les transmettre avec la technologie ADSL.

Autre utilisation : l'Institut Européen de Télémédecine exploite l'infrastructure réseau du CHU pour y mettre en oeuvre une partie de ses opérations de visioconférence. La majorité de celles-ci sont, cependant, réalisées grace à la technologie Numéris avec des débits établis à 384 kBit/s. Un niveau suffisant pour les premiers usages de la télémedecine, mais qui devient très vite limité dès qu'il s'agit de transmettre des fichiers importants ou plusieurs images. Par exemple, un médecin qui souhaiterait accéder à l'ensemble des clichés d'une IRM, à distance, ne pourrait le faire que dans le cadre d'un réseau à très haut-débit similaire à celui du CHU de Toulouse.

L'informatique de l'ensemble hospitalier profite aussi, en elle même, de l'augmentation radicale des flux. C'est ainsi qu'auparavant répartie de site en site, elle est aujourd'hui centralisée dans un batiment du nouvel hopital Paule de Viguier, proche de l'hôpital Purpan. 3000 salariés utilisent un ordinateur et se connectent régulièrement aux applications métiers distantes ainsi qu'à leur messagerie : le volume des données qui transitent sur le réseau devient de plus en plus important. De même, les opérations de télé-sauvegarde, centralisée sur le même batiment, sont effectuées chaque nuit. Une opération impossible sans "très-haut débit". Et la somme des informations qui sont stockées atteint des sommets : environ 3 Téra-Octets.

Enfin, le passage à la fibre optique et à la technologie "Tout-Ethernet" à permit d'unifier l'ensemble du réseau. Il fonctionne et est géré désormais comme un réseau local. Les coûts seraient sensiblement les même comparés aux anciens modes de communication apportés par les Liaisons Spécialisées. Mais dans le même temps, les débits auront été multipliés par ... 500 ! La prochaine évolution concernera la téléphonie IP. De nouvelles économies dans le budget télécom du CHU.

On peut dès lors imaginer les applications possibles si l'ensemble des centres hospitaliers de la région étaient interconnectés à un réseau régional de fibres optiques. Ce qui est loin d'être le cas, puisque nombre d'entre eux ne bénéficient même pas de l'ADSL. Mais les usages de la e-santé ne nécessitent pas et ne nécessiteront pas systématiquement du très haut-débit. Mid-e-News abordera dans son prochain numéro les autres usages, en plein développement . Notamment, ceux que développe l'Institut Européen de Télémédecine, le dossier partagé porté par le Ministre de la Santé ou les projets portés par les réseaux régionaux de soins.

Frédéric Dessort, Mid e-News
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 


Autres articles :


Ajouter un Commentaire

Réagissez à l'article en remplissant le formulaire ci-dessous.


Code de sécurité
Rafraîchir

Conception : agoranet - Réalisation : MidiConcept - Hébergement : FullSave